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Tout Sexplique

Tout Sexplique est le podcast de 20 Minutes qui parle sur tout ce qui concerne l’intimité, la sexualité, les corps, l’identité et bien plus encore. Anne-Laetitia Béraud reçoit une personnalité, un.e témoin, un.e professionnelle du monde de la santé, un.e artiste pour expliquer un fait ou poser leur regard sur la sexualité.Un podcast animé et réalisé par Anne-Laetitia BéraudPour nous contacter : [email protected]

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  • 27.11.2020
    7 MB
    09:22
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    Sexualité: «le grand tabou» dans les cancers féminins

    Pour notre podcast Tout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Isabelle Guyomarch, fondatrice et présidente du laboratoire Ozalys. Cette survivante d’un cancer du sein agressif est l’auteure de Combattante (Cherche-Midi, 17 euros). Un témoignage dans lequel elle raconte la maladie, et notamment « l’un des grands tabous du cancer gynécologique, l’intimité de la femme ».Dans cet entretien audio, Isabelle Guyomarch rappelle tout d’abord « 80 % des cancers du sein sont hormono-dépendants et la prévention de la récidive du cancer passe par la prescription d’un traitement d’hormonothérapie », c’est-à-dire un traitement, le plus souvent médicamenteux, qui consiste à empêcher l’action stimulante des hormones féminines sur les cellules cancéreuses.Traitements et ménopause brutaleOr, ces traitements agissent sur la sphère urogénitale, et notamment les muqueuses vulvo-vaginales, qui s’affinent et s’assèchent car elles ne reçoivent plus d’œstrogènes et de progestérone.Traitements et ménopause brutaleLa conséquence : sans hormones, survient une ménopause brutale, avec des « conséquences parfois lourdes, de l’incontinence urinaire et aux problèmes de sexualité », souligne-t-elle dans cet ouvrage. Ces femmes peuvent connaître des douleurs à la pénétration, quand elles gardent une vie sexuelle.Pour les femmes ménopausées, il existe des traitements hormonaux de substitution, mais ils sont décriés par des spécialistes. La conséquence : « La femme qui souhaite conserver son plaisir le fait avec peur et culpabilité », dénonce-t-elle. « Après avoir lutté pour survivre et parfois perdu une part de notre féminité, nous sommes donc condamnées à l’absence de sexualité épanouie », ajoute Isabelle Guyomarch.Une « condamnation à l’absence de sexualité épanouie »Isabelle Guyomarch milite pour une technique de laser permettant une restauration de la muqueuse vaginale, « une opération qui a sauvé [sa] féminité », affirme-t-elle dans son ouvrage. Dans cet épisode, elle appelle à un remboursement de ce traitement aujourd’hui très coûteux. Car, selon Isabelle Guyomarch, outre le confort sexuel, cette technique de laser vaginal réduit d’éventuelles infections à répétition, l’arrêt des traitements, voire la dépression.A propos de l'hormonothérapie, qui peut être mal supportée, elle affirme que « souvent, la cause de l’arrêt des traitements d’hormonothérapie, c’est une cause gynécologique ». « Je qualifie cela d’enjeu de santé publique [qui va au-delà de la sexualité]. Aider les femmes à supporter [les traitements] et à être observantes, c’est un enjeu de santé publique, et il y a des moyens, alors qu’il n’y avait rien il y a quelques années. »Sexualité, santé publiqueAlors que les hommes ayant souffert d’un cancer de la prostate se voient prescrire et rembourser du Viagra, Isabelle Guyomarch estime que « pour les femmes… Rien. Il s’agit pour moi d’une injustice fondamentale. Notre sexualité ne se voit pas et notre plaisir est encore tabou ». Dans cette interview, elle déplore :« la recherche sur le plaisir féminin et la sexualité féminine [pour les survivantes de cancer] est réduite à néant ».Elle suppose à propos de cette absence de recherche sur le plaisir féminin. « Il y a un tabou. La sexualité féminine se borne, dans l’esprit général, à une pénétration. Et que si on facilite la pénétration avec un lubrifiant, tout va très bien. Mais cela ne suffit pas. Il faut des traitements bien plus aboutis que de simples lubrifiants, surtout dans ces situations de ménopause intense [engendrée par les traitements contre le... See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

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  • 20.11.2020
    12 MB
    12:32
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    Le sexe dessiné selon Simon Frankart, de Petites Luxures

    Pour ce nouvel épisode deTout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Simon Frankart, créateur du compte de « dessins d’intimité » Petites Luxures, suivi sur Instagram par 1,3 million d’abonnés, et qui a depuis élargi son terrain de jeu aux installations, livres, vêtements et divers objets.Un nouvel ouvrage, le Diascope Petites Luxures est sorti récemment aux éditions Hoëbeke (20 euros). Dans ce livre-objet, on retrouve l’essence de l’œuvre de Simon Frankart: quelques lignes noires, du blanc, mais aussi un œilleton au centre par lequel on découvre, ou plutôt imagine une histoire érotico-poétique.Que dessiner face à la censure ? Comment créer un dessin « intime », érotique, quelle différence avec le dessin pornographique ? Quels choix, quand on dessine, pour suggérer la passion ou le coquin ? Que révéler des corps ? Comment composer avec la censure du réseau social américain, où placer le curseur avec son public ? Comment interroge-t-on les normes ? Quid du poil ? On parle de tout cela avec Simon Frankart dans cet épisode, à écouter dans le lecteur ci-dessus.Simon Frankart révèle tout d’abord les dessous du nom « diascope », puis les différences entre dessin intime et pornographique. Il revient ensuite sur les contraintes du réseau social Instagram, qu’il utilise encore pour donner à voir son travail.Suggérer plutôt que révéler ?Le graphiste rappelle que certains de ses dessins explicites ont été mal reçus par une partie de son public. Une réaction qu’il accepte. « Un dessin trop marqué sur certaines parties du corps, une scène un peu ‘trash’, ça devient ce que je ne veux pas. Ce que j’aime, c’est qu’on puisse regarder mes dessins sans être choqué, et après coup se dire : ‘ah oui, mais là, ils sont trois dans le lit’… ».Il insiste sur la place de l’imaginaire pour s’approprier une histoire de sexe. « La partie excitante [de cette histoire], ce sont les lecteurs qui se la font eux-mêmes », affirme-t-il.Simon Frankart évoque par ailleurs sa manière « féminine » de dessiner ses œuvres, et son lectorat plutôt féminin. Il rappelle aussi l’histoire de son logo, « une main, dans un cœur, dont deux doigts entrent dans un interstice », avant d’évoquer la place du poil dans ses dessins.Anne-Laetitia BéraudCrédit son: « The Vendetta » Stefan Kartenberg 2018 - Creative Commons – Ccmixter.org See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

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  • 13.11.2020
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    12:52
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    Qu'est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques SOPK ?

    Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques, le SPOK ? Pour notre rendez-vous Tout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Kelly Martin, fondatrice de l’association Esp’OPK.Trouble hormonal fréquent chez les femmes en âge de procréer, entre une femme sur sept à une femme sur dix en souffre, rapporte Kelly Martin. Ce syndrome représente la première cause d’infertilité féminine dans le monde. Il peut aussi entraîner des complications cardiovasculaires et métaboliques, comme le diabète.Quelles difficultés pour la vie sexuelle ?Si aujourd’hui, il n’y a pas de traitement spécifique au SPOK, l’espoir et la recherche cependant avancent.Souffrant de ce syndrome, un peu perdue par le manque d’informations, Kelly Martin a fondé l’association Esp’OPK en novembre 2018 pour faire découvrir ce syndrome, répondre aux questions et centraliser les ressources de praticiens.Dans cet épisode, elle revient sur son histoire personnelle, les signes du SPOK, le diagnostic. Elle rappelle les origines mal connues et multifactorielles de la maladie.SPOK et infertilité ?Kelly Martin évoque aussi les éventuelles difficultés rencontrées dans la vie sexuelle des personnes qui souffrent de ce mal. Elle rappelle enfin l’éventuelle complexité d’envisager et mener une grossesse avec le SPOK.20 secondes de contexte «Tout Sexplique » est un podcast original de 20 Minutes. Si vous l’appréciez, vous pouvez vous abonner gratuitement et nous évaluer sur votre application d’écoute favorite. N’hésitez pas à nous envoyer des commentaires et suggestions à [email protected] Retrouvez tous les podcasts sur notre site. Anne-Laetitia BéraudCrédit son: « The Vendetta » Stefan Kartenberg 2018 - Creative Commons – Ccmixter.org See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

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  • 12.11.2020
    10 MB
    13:02
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    Une histoire du sexe, de l'Afrique à l'Asie, avec Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue

    Bienvenue dans Tout Sexplique, le podcast de 20 Minutes qui parle de sensualité, de sexualité, de culture et d'identité.Pour ce premier épisode, entretien avec Philippe Brunot, médecin psychiatre, anthropologue, directeur des enseignements de sexologie à l’université de Paris. Il publie avec Laetitia Coryn L’incroyable histoire du sexe, Livre II, de l’Afrique à l’Asie (Les Arènes BD,20 euros).La sexualité, un fait culturelAprès avoir révélé l’histoire de la sexualité en Occident dans un premier volume, cet ouvrage mène l’exploration au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Quelle histoire de la sensualité et de la sexualité dans les cultures extra-occidentales ? Quelles règles, pratiques, tabous en vigueur dans le Japon au VIIIe siècle, au Moyen-Orient au IXe siècle ou l’Inde médiévale ? Que révèlent de leur culture les recueils du Kamasutra ou Les Mille-et-une Nuits ?Dans cet entretien, Philippe Brenot évoque tout d’abord la sexualité comme fait culturel, non naturel. Dans les sociétés humaines, la sexualité est réglementée par des lois et des coutumes, modelée par l’évolution des mœurs.Une domination de la femme procréatriceLe prof et médecin revient ensuite sur la diversité et la liberté de certaines franges les plus aisées de la société, en Afrique ou en Asie par exemple. Si certaines sociétés paraissent plus libres à certains égards, connaissent-elles aujourd’hui plus de liberté ou de répression ?Il est aussi question de la place de la femme : Pourquoi est-elle, partout et systématiquement, dominée ? Qu’est-ce que le passage d’une société matrilinéaire, qui repose sur l'ascendance maternelle, à celle patriarcale, a produit sur les femmes ?Tout SexpliqueTout Sexplique est un podcast original de 20 Minutes. Si vous l’appréciez, vous pouvez vous abonner gratuitement et nous évaluer sur votre plateforme d’écoute préférée (Apple podcast, Google podcast, Spotify, Deezer, Acast, Podinstall, Podcast Addict…)Pour nous contacter : [email protected] podcast réalisé, produit et animé par Anne-Laetitia BéraudCrédit son: « The Vendetta » Stefan Kartenberg 2018 - Creative Commons – Ccmixter.org See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

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