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C dans l'air

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 15.01.2021
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    COUVRE-FEU À 18H : CA CHANGE QUOI ? 15-01-21

    COUVRE-FEU À 18H : CA CHANGE QUOI ? 15-01-21InvitésCÉCILE CORNUDET Éditorialiste politique - « Les Echos » MATHIEU PLANE ÉconomisteDirecteur adjoint au Département Analyse et Prévision à l’OFCE ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève ÉpidémiologisteDirecteur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève SOPHIE FAY Journaliste au service économie - « L’Obs »À 18 h, tout le monde chez soi ! Jeudi soir, Jean Castex a annoncé que l'application du couvre-feu à 18 heures, déjà en vigueur dans 25 départements, allait être étendue à l'ensemble du territoire métropolitain "à partir de samedi et pour au moins 15 jours" dans une "logique de freinage préventive". L’idée d’un nouveau reconfinement a donc pour l’heure été écartée mais le chef du gouvernement a été très clair hier : on essaie le couvre-feu mais si la situation dégénère on reconfine. Face à une situation épidémique "maîtrisée" mais "fragile", selon les termes de Jean Castex, l’ensemble les lieux recevant du public, commerces compris, vont donc devoir fermer à 18 heures partout en France à partir de samedi et les dérogations resteront les mêmes pour rentrer du travail ou aller chercher ses enfants à la garderie ou à l'école. Les établissements scolaires resteront donc ouverts mais la vigilance va y être accrue avec un protocole sanitaire renforcé dans les cantines et la suspension de toutes les activités sportives en intérieur. Le gouvernement a également fixé comme objectif d'effectuer à partir de février 1 million de tests par mois dans les écoles. Dans les lycées, pas de changements pour les lycéens, l'alternance de présentiel et de distanciel va continuer au-delà du 20 janvier. Quant aux étudiants seuls les élèves de première année pourront retourner à la fac en de-groupes à partir du 25 janvier mais pour les heures de TD. Des changements vont également avoir lieu aux frontières. Ainsi des tests PCR négatifs seront exigés avant d’embarquer dans un avion pour la France en provenance de tous les pays hors Union européenne et en arrivant les voyageurs devront s’engager à s’isoler pendant sept jours avant de refaire un test. Enfin qui dit couvre-feu avancé dit nouvelles difficultés pour les commerces. Le ministre de l'Economie et des Finances a fait savoir que les dispositifs d'aide en vigueur, via un fonds de solidarité, dureront "aussi longtemps que cela sera nécessaire." Le remboursement des prêts garantis par l'Etat accordés pour soutenir les entreprises frappées par la crise sanitaire pourra lui être différé d'une année supplémentaire. Bruno Le Maire a également précisé à destination des restaurateurs que la vente à emporter et les livraisons à domicile ne seraient pas intégrées dans le calcul du chiffre d'affaires pour prétendre au fonds de solidarité. Des restaurateurs qui voient de moins en moins l'issue de la crise sanitaire, devenue une crise économique, et se disent pour beaucoup au bord de l'agonie. Alors pour tenter de rester à flot, certains établissements, comme dans la Creuse, se sont convertis en cantine d'entreprise et ont obtenu une dérogation de la préfecture pour ouvrir. Mais d’autres ont décidé de braver les interdictions et d’ouvrir en secret… Mis en place pour contrer la prolifération sur le territoire de variants étrangers, anglais et sud-africain notamment par "l’effet apéro", pour reprendre l’expression du secrétaire général de LREM, Stanislas Guerini, le couvre-feu à 18 heures sera-t-il suffisant ? Quelles est la situation sanitaire dans le pays ? Alors que l'économie mondiale est confrontée à une seconde vague de Covid-19, quelles sont les perspectives pour 2021 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 14.01.2021
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    AFFAIRE DUHAMEL : « TOUT LE MONDE SAVAIT » 14-01-21

    AFFAIRE DUHAMEL : « TOUT LE MONDE SAVAIT » 14-01-21InvitésLORRAINE DE FOUCHERJournaliste – « Le Monde »MURIEL SALMONAPsychiatrePrésidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie ASTRID DE VILLAINES - En duplexCheffe du service politique - « Huffington Post » YVES CHARPENEL - En duplexMagistrat honoraire à la Cour de CassationAffaire Duhamel : "tout le monde savait"Depuis les révélations de Camille Kouchner, l’onde de choc de l’affaire Duhamel n’en finit pas de faire des remous. Dans La familia grande, paru le 7 janvier dernier, l'avocate et fille de Bernard Kouchner raconte les abus sexuels subis par son frère jumeau alors âgé de 13 ans. Des viols qui auraient été commis durant plusieurs années à la fin des années 1980 par leur beau-père de l'époque, le célèbre politologue Olivier Duhamel. Au-delà du récit d'un inceste, la juriste tente de déconstruire les mécanismes de la loi du silence qui ont prédominé pendant des années. Une omerta, nourrie par leur mère, Evelyne Pisier, qui a refusé de les soutenir elle et son frère, et par le principal protagoniste de l'affaire, Olivier Duhamel lui-même qui a été brisé aujourd’hui. "Mon livre raconte à quel point beaucoup de gens étaient au courant", a assuré Camille Kouchner dans un entretien à L’Obs. "Bien sûr, j’ai pensé que mon livre pouvait paraître obscène à cause de la notoriété de ma famille. Puis je me suis dit : c’est justement pour ça qu’il faut le faire". Depuis les faits relatés, trente années se sont écoulées, donc en termes juridiques, il y a prescription, néanmoins pour s'en assurer le parquet de Paris a ouvert immédiatement une enquête pour "viols et agressions sexuelles" par une personne ayant autorité sur un mineur. Olivier Duhamel n'a pas démenti l'accusation et a indiqué le 4 janvier dernier sur son compte Twitter qu'en raison "d'attaques personnelles", il démissionnait de toutes ses fonctions. Dans la presse désormais les langues se délient un peu et l’affaire se répercute sur ses proches. L'ancienne ministre de la Justice Elisabeth Guigou a annoncé renoncer à la présidence de la commission indépendante sur l'inceste tout en affirmant avoir "ignoré toutes ces années les faits gravissimes dénoncés par Camille Kouchner dans son livre". Cette annonce fait suite à celle de Marc Guillaume, préfet d’Ile-de-France et également proche du constitutionnaliste, qui a démissionné des postes où il avait travaillé étroitement avec Duhamel, notamment à Sciences-Po, établissement plongé désormais dans la tourmente. Dans une tribune publiée mercredi 13 janvier dans Libération, plus de 500 étudiants, professeurs et salariés de Sciences-Po Paris ont ainsi demandé la démission du directeur de l’école, Frédéric Mion, au courant de ces accusations depuis 2019. La ministre Frédérique Vidal a annoncé ce jeudi qu’elle allait "saisir l’inspection générale" pour lancer une enquête, "de façon à savoir comment les choses se sont passées". Autre conséquence de cette affaire, le philosophe Alain Finkielkraut a été congédié mardi de LCI, où l’intellectuel s’était élevé "contre un lynchage généralisé" d’Olivier Duhamel tout en se demandant s’il n’y "avait pas eu consentement". Des propos qui ont fait bondir les associations de défense des victimes d'inceste et de pédocriminalité. Depuis des années, ces dernières demandent à ce que les mineurs soient mieux protégés par la loi en matière de violences sexuelles. Pour cela, elles souhaitent notamment que soit établie une présomption de non-consentement en dessous d’un certain âge, à distinguer avec l’âge légal de la majorité sexuelle qui est de 15 ans. Dans son dernier avis rendu à la veille de la journée internationale des droits de l’enfant jeudi 19 novembre 2020, le Haut conseil à l’égalité estimait lui aussi que la législation actuelle est "insuffisamment claire et protectrice pour l’enfant", et qu’il était "nécessaire" de poser "clairement l’interdit de tout acte sexuel avec un enfant", ainsi que d’inscrire dans la loi une "présomption de contrainte dès lors qu’un adulte commet un acte sexuel sur un enfant de moins de 13 ans". D’après les associations qui accompagnent les victimes d'incestes, les signalements depuis la publication du livre de Camille Kouchner sont de plus en plus nombreux. Un élan perceptible, dont elles espèrent désormais qu'il contribuera à briser pour de bon le tabou de l'inceste.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 13.01.2021
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    TRUMP : 7 JOURS QUI FONT TREMBLER L’AMÉRIQUE 13-01-21

    TRUMP : 7 JOURS QUI FONT TREMBLER L’AMÉRIQUE 13-01-21Les invité.e.s :Corentin SELLINHistorien, spécialiste des États-Unis Chroniqueur - “Les Jours” Laure MANDEVILLEGrand reporter - « Le Figaro »Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? »Nicole BACHARAN Politologue spécialiste des États-UnisAuteure de « Le monde selon Trump »Jérôme CARTILLIER – En direct de Washington Correspondant à la Maison-Blanche – AFP Coauteur de « Amérique, années Trump »Le gouvernement passe la seconde. Sous le feu des critiques, l’exécutif a décidé d’accélérer la campagne vaccinale contre la Covid-19, jugée trop lente. Si au cours de la première phase, la stratégie établie par le gouvernement prévoyait de vacciner en priorité les résidents d’Ehpad et leurs soignants, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait marche arrière et annoncé l’élargissement à tous les soignants – hospitaliers et de ville, pompiers et aides à domicile de plus de 50 ans. Ainsi qu’à l’ensemble des plus de 75 ans ne résidant pas en Ehpad dès ce lundi 18 janvier. A partir de ce 14 janvier, les personnes éligibles qui souhaitent se faire vacciner, vont donc pouvoir prendre rendez-vous. Elles pourront le faire en appelant un numéro national, qui n'a pas encore été communiqué, en appelant directement le centre vaccinal local ou en réservant un créneau via Internet sur le site sante.fr et les trois plateformes de prise de rendez-vous médical en ligne - Doctolib, Maiia et Keldoc - sélectionnées par l'État. L’inscription réalisée, la personne pourra se rendre dans le centre de vaccination choisi. Sur place, elle devra remplir un questionnaire visant à vérifier que la vaccination peut se dérouler dans de bonnes conditions. Il sera également possible de voir un médecin. Une fois la première dose de vaccin injectée, elle devra ensuite attendre "entre trois et six semaines" pour recevoir la seconde a expliqué Olivier Véran. Le ministre de la Santé souhaite parvenir à un "rythme de croisière avec plusieurs dizaines de milliers de personnes vaccinées par jour, et un million de personnes vaccinées d'ici la fin du mois de janvier". Pour y parvenir, le gouvernement promet l’ouverture des centres de vaccination dans tous les départements de France. Il table sur 600 à 700 structures opérationnelles d’ici fin janvier, soit une multiplication par six ou sept de leur nombre en quelques jours. Mais "le nombre de vaccinés dépend de la capacité des laboratoires à produire et fournir les pays qui ont commandé des doses" a complété le ministre. Alors y aura-t-il des vaccins pour tout le monde ? Le gouvernement en a-t-il commandé assez ? Les contrats avec les laboratoires sont conclus par l’Union européenne. La répartition des doses pré-commandées se fera au prorata des populations des États membres. La France devrait ainsi recevoir 15 % d’un total de 2 milliards de doses déjà réservées à ce jour par l’UE. Après le feu vert vendredi de la Haute autorité de Santé concernant le vaccin de Moderna, 50 000 doses ont été livrées dans l'Hexagone ce lundi. Et d’ici fin janvier, la France aura reçu 1,4 million de doses du vaccin Pfizer/BioNTech. Mais en élargissant la vaccination aux pompiers, aides à domiciles et personnels de santé de plus de 50 ans et/ou considérés à risque, en plus des résidents des Ehpad, le nombre de vaccinations à réaliser d'ici fin janvier est de deux millions. En rajoutant tous les plus de 75 ans à partir du lundi 18 janvier, le nombre pourrait grimper à 7 millions. D’autre part, l’immunologiste Alain Fischer a indiqué ce matin sur France Inter vouloir "étendre la vaccination pour les personnes âgées de 65 à 74 ans le plus vite possible", soit 15 millions de personnes supplémentaires. Alors comment accélérer la vaccination sans provoquer une pénurie de vaccins ? Quels sont les nouveaux "ajustements" envisagés par le "Monsieur vaccins" du gouvernement ? Qui élabore et met en œuvre la stratégie vaccinale du gouvernement ? L’exécutif a-t-il fait appel à plusieurs cabinets de conseil ? Enfin, au fil des mois, la course aux vaccins est devenue un enjeu géopolitique. Entre recherche, production et distribution, plusieurs pays, en particulier la Chine, les États-Unis et la Russie, sont engagés dans une course sanitaire mais aussi géopolitique. Dominer le monde de demain passera-t-il par la détention d’un vaccin contre la Covid-19 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 12.01.2021
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    VACCINS : Y EN AURA-T-IL POUR TOUT LE MONDE ? 12-01-21

    VACCINS : Y EN AURA-T-IL POUR TOUT LE MONDE ? 12-01-21Les invité.e.s :DOMINIQUE SEUXDirecteur délégué de la rédaction - « Les Echos »CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine – « Le Point »BRIGITTE AUTRAN Immunologue – Hôpital Pitié-SalpêtrièreMembre du comité Vaccin Covid-19PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille Épidémiologiste et professeur de santé publique –Université de LilleLe gouvernement passe la seconde. Sous le feu des critiques, l’exécutif a décidé d’accélérer la campagne vaccinale contre la Covid-19, jugée trop lente. Si au cours de la première phase, la stratégie établie par le gouvernement prévoyait de vacciner en priorité les résidents d’Ehpad et leurs soignants, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait marche arrière et annoncé l’élargissement à tous les soignants – hospitaliers et de ville, pompiers et aides à domicile de plus de 50 ans. Ainsi qu’à l’ensemble des plus de 75 ans ne résidant pas en Ehpad dès ce lundi 18 janvier. A partir de ce 14 janvier, les personnes éligibles qui souhaitent se faire vacciner, vont donc pouvoir prendre rendez-vous. Elles pourront le faire en appelant un numéro national, qui n'a pas encore été communiqué, en appelant directement le centre vaccinal local ou en réservant un créneau via Internet sur le site sante.fr et les trois plateformes de prise de rendez-vous médical en ligne - Doctolib, Maiia et Keldoc - sélectionnées par l'État. L’inscription réalisée, la personne pourra se rendre dans le centre de vaccination choisi. Sur place, elle devra remplir un questionnaire visant à vérifier que la vaccination peut se dérouler dans de bonnes conditions. Il sera également possible de voir un médecin. Une fois la première dose de vaccin injectée, elle devra ensuite attendre "entre trois et six semaines" pour recevoir la seconde a expliqué Olivier Véran. Le ministre de la Santé souhaite parvenir à un "rythme de croisière avec plusieurs dizaines de milliers de personnes vaccinées par jour, et un million de personnes vaccinées d'ici la fin du mois de janvier". Pour y parvenir, le gouvernement promet l’ouverture des centres de vaccination dans tous les départements de France. Il table sur 600 à 700 structures opérationnelles d’ici fin janvier, soit une multiplication par six ou sept de leur nombre en quelques jours. Mais "le nombre de vaccinés dépend de la capacité des laboratoires à produire et fournir les pays qui ont commandé des doses" a complété le ministre. Alors y aura-t-il des vaccins pour tout le monde ? Le gouvernement en a-t-il commandé assez ? Les contrats avec les laboratoires sont conclus par l’Union européenne. La répartition des doses pré-commandées se fera au prorata des populations des États membres. La France devrait ainsi recevoir 15 % d’un total de 2 milliards de doses déjà réservées à ce jour par l’UE. Après le feu vert vendredi de la Haute autorité de Santé concernant le vaccin de Moderna, 50 000 doses ont été livrées dans l'Hexagone ce lundi. Et d’ici fin janvier, la France aura reçu 1,4 million de doses du vaccin Pfizer/BioNTech. Mais en élargissant la vaccination aux pompiers, aides à domiciles et personnels de santé de plus de 50 ans et/ou considérés à risque, en plus des résidents des Ehpad, le nombre de vaccinations à réaliser d'ici fin janvier est de deux millions. En rajoutant tous les plus de 75 ans à partir du lundi 18 janvier, le nombre pourrait grimper à 7 millions. D’autre part, l’immunologiste Alain Fischer a indiqué ce matin sur France Inter vouloir "étendre la vaccination pour les personnes âgées de 65 à 74 ans le plus vite possible", soit 15 millions de personnes supplémentaires. Alors comment accélérer la vaccination sans provoquer une pénurie de vaccins ? Quels sont les nouveaux "ajustements" envisagés par le "Monsieur vaccins" du gouvernement ? Qui élabore et met en œuvre la stratégie vaccinale du gouvernement ? L’exécutif a-t-il fait appel à plusieurs cabinets de conseil ? Enfin, au fil des mois, la course aux vaccins est devenue un enjeu géopolitique. Entre recherche, production et distribution, plusieurs pays, en particulier la Chine, les États-Unis et la Russie, sont engagés dans une course sanitaire mais aussi géopolitique. Dominer le monde de demain passera-t-il par la détention d’un vaccin contre la Covid-19 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 11.01.2021
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    VARIANT ANGLAIS : PEUT-ON ENCORE L’ARRÊTER ? 11-01-21

    Les invité.e.s :CHRISTINE ROUZIOUXProfesseure émérite en virologie - Faculté de Médecine Necker ÉRIC FAVEREAU Grand reporter santé - « Libération » ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis DANIEL LÉVY-BRUHL Épidémiologiste - Santé Publique France Le variant britannique, de 50 à 70% plus contagieux, est-il en train de se propager en France ? Huit cas ont été découverts à Marseille alors que la ville est soumise à un couvre-feu dès 18h à partir de ce lundi 11 janvier. Huit personnes, infectées par le variant britannique du coronavirus, ont été identifiées dans la cité phocéenne. Au total, 45 cas contacts ont été recensés dont 23 testés positifs au Covid-19, a annoncé dimanche 10 janvier l’ancienne maire écologiste Michèle Rubirola qui préconise un reconfinement de la ville. Une situation jugée très inquiétante selon le maire PS Benoît Payan : « On teste toutes les eaux usées des immeubles, des appartements, et des villas où se trouvent ces personnes pour regarder l'évolution virale ». Mais comment éviter la propagation de ce variant ? « Je veux que le gouvernement intensifie les contrôles aux aéroports et je demande aux ministres de mettre en place des mesures drastiques concernant les entrées et les sorties du territoire », a-t-il poursuivi. De son côté, le ministre de la santé Olivier Véran cherche à rassurer la population : « Nous mettons tout en œuvre pour empêcher la diffusion de ce variant », a-t-il expliqué sur Europe 1. La France prend des « mesures proportionnées » face à une « croissance lente de la circulation du virus », et « s’il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires si nous constatons que le virus reprenait une course folle sous la forme d’une vague, ce qui n’est pas le cas à l’heure à laquelle je vous parle », a assuré le ministre. En Grande-Bretagne, la situation est hors de contrôle. Le pays dépasse les 3 millions de cas et les 80 000 morts. Selon des statistiques officielles, au 2 janvier, le variant du virus était responsable d'environ 80% des cas à Londres et dans l'est du pays, contre 60% sur la seule Angleterre. De plus, le confinement, instauré depuis le 20 décembre à Londres et étendu à tout le pays depuis mercredi dernier, est moins respecté que celui du printemps 2020. Face à ce raz-de-marée épidémique, plusieurs scientifiques appellent à durcir les mesures restrictives pour éviter une saturation du système de santé. Dans la capitale, l’état d’urgence dans les hôpitaux a même été déclaré vendredi dernier. Pour l’heure, quelques 1,5 millions de personnes ont été vaccinées depuis la mi-décembre, date de début de la campagne de vaccination Outre-Manche, contre 100 000 en France. Alors que les premières doses du vaccin Moderna ont été livrées ce lundi matin, en France, des voix s’élèvent contre la lenteur de la vaccination dans le pays. Une des raisons à cela : la logistique. Le vaccin de Pfizer-BioNTech, notamment, requiert une chaîne logistique sans précédent avec une conservation du produit entre − 70 °C et − 80 °C, nécessitant alors des supercongélateurs. Tout au long de cette chaîne, qui termine son parcours en hôpital, en officine ou en Ehpad, l’objectif est double : ne pas perdre le moindre degré Celsius et le moins de temps possible. Car, une fois décongelé, le vaccin peut rester stable 5 jours dans des conditions de réfrigération classique (entre +2 °C et +8 °C). Une fois préparé, il a une durée de vie de 6 heures à température ambiante. Comment éviter une propagation du variant britannique en France ? Pourquoi la situation en Grande-Bretagne est-elle jugée catastrophique ? Quels sont les défis liés à la logistique du vaccin Pfizer-BioNTech ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 09.01.2021
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    COMMENT LE COVID A CHANGÉ NOS VIES 09-01-21

    COMMENT LE COVID A CHANGÉ NOS VIES 09-01-21Les invité.e.s :Jérôme FOURQUETDirecteur du département Opinion de l'Institut de sondages IFOPSophie PÉTERSPsychanalysteJean VIARD Sociologue - Auteur de « La page blanche »Pascale HÉBEL –ÉconomisteDirectrice du pôle Consommation et entreprises au CRÉDOCLa crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, qui dure depuis un an, a drastiquement bouleversé nos vies et nos habitudes. Elle a favorisé un changement significatif dans notre façon de manger, de consommer et de vivre. Mais a-t-elle changé en profondeur nos sociétés ? En mars dernier, quelques 4 milliards de personnes, soit la moitié de l’Humanité, ont été obligés de rester chez elles afin d’enrayer la propagation du virus, apparu quelques mois plus tôt en Chine, à Wuhan. Un confinement qui a perturbé notre quotidien et nos modes de consommation. Click and collect, services à domicile, circuits-court, paiement sans contact… Ces nouveaux comportements d’achats, qui pointaient déjà à l’horizon, se sont développés massivement dans le quotidien des Français. Par exemple, le e-commerce, soit l’achat en ligne, a été boosté par la situation sanitaire : à défaut de pouvoir se déplacer, les achats se font désormais davantage sur Internet. Autre changement important, l’explosion des commerces de proximité. Même si les consommateurs se sont rués vers les grandes surfaces en début de crise, ils se sont également tournés vers les petits commerçants, proches de leurs lieux de résidence. La revanche des villes moyennes ? La crise du Covid a aussi poussé certains à changer de vie. Franciliens en tête, les Français seraient de plus en plus nombreux à souhaiter quitter les grandes villes : plus d’espace, plus de nature, une meilleure qualité de vie… Des villes comme Tours, Dijon, Pau ou encore Angoulême ont vu leur attractivité renforcée ces derniers mois. C’est notamment le recours au télétravail qui a permis l’exode de nombreux Français vers des villes plus petites. Selon un sondage réalisé par l’Ifop, après le déconfinement, en juillet 2020, 23% des actifs habitant des grandes villes envisageraient de déménager. Et, à la question de savoir où ils pourraient vivre idéalement, 50% des habitants des grandes villes répondent vouloir habiter en priorité dans une ville moyenne (entre 10 000 et 100 000 habitants). Pour eux, la crise aura aussi eu des conséquences désastreuses, notamment chez les jeunes. Isolement, chômage, études en suspens… Pour ces derniers, la crise du Covid-19 est souvent synonyme de privations et de restrictions. Selon un sondage effectué sur les 18-24 ans par l'institut Elabe, et publié en décembre dernier, ils sont 29% à se dire inquiets et près d'un quart (23%) à se sentir las. Pour près de six personnes interrogées sur dix, il s’agit d’une période de grande angoisse, et d'un moment d’isolement. Selon ce même sondage, les projets professionnels ont eux aussi été bousculés : trois quarts des jeunes (76%) qui projetaient de chercher du travail, un contrat d’alternance ou un stage déclarent n’avoir pas réussi, et huit sur dix parmi ceux qui prévoyaient de terminer leurs études n’ont pu le faire. Comme l’a si bien dit le président Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 15 octobre, « C'est dur d'avoir 20 ans en 2020 »… Quels sont ces changements significatifs observés dans nos modes de vie ? Les villes moyennes sont-elles devenues plus attractives que les grandes villes ? Les jeunes sont-ils la génération sacrifiée de cette crise sanitaire ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 08.01.2021
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    VARIANT ANGLAIS : VITE, LE VACCIN ! 08-01-21

    VARIANT ANGLAIS : VITE, LE VACCIN ! 08-01-21Les invité.e.s :YVES THRÉARDÉditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro » ANNE LE GALLJournaliste santé - « Europe 1 » ASTRID VABRET – En direct de CaenProfesseur de virologie au CHU de Caen PHILIPPE AMOUYEL – En direct de LilleÉpidémiologiste et professeur de santé publique à l’Université de Lille18 heures, hier, lorsque Jean Castex et Olivier Véran ont tenu leur énième point sur l'épidémie de Covid-19 et sur la stratégie vaccinale du gouvernement. Le Premier ministre, qui espère sortir de la crise "à l'échéance de l'été prochain", a annoncé que tous les lieux actuellement fermés le resteront au moins "jusqu'à la fin du mois". Les espoirs de réouverture des cinémas, des restaurants ou encore salles de sports sont donc douchés, tout comme ceux des remontées mécaniques des stations de skis. Le 20 janvier est indiqué comme date de « revoyure », et cela ne présage rien de bon. Le ton grave, Jean Castex a pointé du doigt un nombre de contamination toujours élevé et a fait planer l'ombre d'un nouveau tour de vis national "au milieu de la semaine prochaine". Pour l'heure, dix nouveaux départements seront soumis dimanche au couvre-feu avancé à 18h. Olivier Véran a quant à lui répondu aux polémiques suscitées par le lent démarrage de la vaccination en France. Le ministre de la Santé a confirmé l'objectif d'un million de vaccinés d'ici fin janvier et a appuyé sa volonté d'accélération par diverses annonces. Les plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du 18 janvier et 600 centres de vaccinations devraient s'ouvrir d'ici la fin du mois. De plus, le délai entre la première et la deuxième injection est allongée à six semaines pour permettre à plus de personnes de bénéficier d'une première piqûre. Enfin, un topo a été fait sur le variant anglais du virus, dont 19 cas ont été recensés en France. 70% plus contagieux, cette nouvelle souche continue d'inquiéter et les frontières avec le Royaume-Uni restent donc fermées. Près de Rennes cependant, le cluster détecté n'est pas sujet au variant britannique indique aujourd'hui l'Agence régionale de la santé. Mais un autre variant, observé lui en Afrique du Sud, et potentiellement résistant au vaccin, préoccupe aussi les scientifiques. La question se pose alors de la capacité des autorités françaises à gérer les frontières si la menace vient de l'étranger. Un an après le début de la crise sanitaire, les français doivent donc continuer à supporter les mesures coercitives liées à la pandémie. Les conséquences néfastes se font ressentir dans le milieu du sport professionnel. À Chambly, dans l'Oise, le football club qui joue en Ligue 2 depuis 2019 est le plus petit club du championnat en termes de budget. L'absence de recettes de billetterie depuis plusieurs mois a des effets catastrophiques sur les comptes du club. Alors, devons-nous nous attendre à un nouveau confinement la semaine prochaine ? La France peut-elle rattraper son retard dans la campagne de vaccination ? La France pourra-t-elle faire face aux variants ? Les secteurs les plus touchés pourront-ils se relever de cette crise ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 07.01.2021
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    ILS ONT MARCHÉ SUR LE CAPITOLE… 07-01-21

    ILS ONT MARCHÉ SUR LE CAPITOLE… 07-01-21InvitésFRANÇOIS CLEMENCEAU Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFERPolitologue - Spécialiste des États-UnisNICOLE BACHARAN Politologue et historienne spécialiste des États-UnisBENJAMIN HADDAD – En direct de WashingtonPolitologue – Directeur Europe du think tank Atlantic CouncilAGNÈS VAHRAMIAN – En direct de WashingtonCorrespondante permanente aux États-Unis –« France Télévisions »Quatre morts et une cinquantaine de personnes arrêtées, à Washington, dans la soirée du mercredi 6 janvier, après l’intrusion violente de plusieurs centaines de militants pro-Trump au siège du Congrès américain. Des scènes de chaos… Alors que les parlementaires étaient sur le point de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine, des partisans de Trump ont fait irruption au Capitole, où siègent la Chambre des représentants et le Sénat américain. Certains ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du bâtiment, pourtant très sécurisé, et ont envahi les couloirs et bureaux pendant plusieurs heures, suspendant ainsi la certification des résultats. Des forces de l’ordre ont été appelé en renfort et des militaires de la Garde nationale ont été envoyés sur place pour rétablir le calme. Finalement, le Congrès a pu reprendre tard dans la nuit et a confirmé la victoire du démocrate Joe Biden. Ce dernier a d’ailleurs dénoncé une attaque « sans précédent » contre la démocratie américaine et a martelé que son travail à venir pendant quatre ans serait « de rétablir la démocratie, la décence, l'honneur, le respect, le règne de la loi ». Donald Trump, quant à lui, s’est contenté de quelques tweets et d’une vidéo dans laquelle il a demandé à ses partisans de se tenir à l'écart de la violence et de « rentrer chez eux ». Mais qui sont ces assaillants ? Avec un bonnet en peau de bête, des cornes, du maquillage et des tatouages sur le corps, l’un d’entre eux a particulièrement marqué les esprits. Il s’agit d’une personnalité bien connue du mouvement QAnon, le mouvement aux thèses conspirationnistes qui soutient le milliardaire américain. Les adeptes de cette mouvance sont persuadés que l'élection présidentielle américaine est une fraude électorale massive. Dans la même veine, les Proud Boys, groupuscule d’extrême droite et suprémacistes blancs, étaient également de la partie. Leur leader, Enrique Tarrio, avait d’ailleurs été arrêté deux jours plus tôt, visé par un mandat d’arrêt après la destruction, mi-décembre, d’une bannière « Black Lives Matter » appartenant à une église.Dans le même temps, les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont décidé de suspendre temporairement les comptes de Donald Trump après la publication d’une série de posts « ambigus » sur la situation au Capitole. C’est la première fois qu’une telle mesure est prise alors que le président sortant multiplie les tweets ces derniers mois en jetant le discrédit sur la présidentielle américaine du 3 novembre. Il avait même prévenu qu’il tenterait d’empêcher la certification des élections. Une décision radicale, donc, alors que les géants du web sont souvent accusés de ne rien faire face aux prises de parole transgressives du président et à la propagation de nombreuses fake news. Les grands médias américains, d’ailleurs, depuis l’élection du 3 novembre, ont décidé de ne plus diffuser l’intégralité de ses discours.Comment une telle intrusion est-elle possible ? Qui sont ces militants pro-Trump qui ont forcé les portes du Capitole ? Quel rapport Donald Trump entretient-il avec les médias américains et les réseaux sociaux ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 06.01.2021
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    TRUMP : SES DERNIÈRES CARTOUCHES 06-01-21

    TRUMP : SES DERNIÈRES CARTOUCHES 06-01-21Les invité.e.s : François CLEMENCEAURédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »Anne DEYSINEJuriste et politologue, spécialiste des États-UnisSonia DRIDI – En direct de Los AngelesCorrespondante aux États-UnisAuteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump »Soufian ALSABBAGH – En direct de New YorkPolitologue, enseignant en géopolitique à New YorkAuteur de "La nouvelle droite américaine"Journée décisive aux États-Unis. C’est en effet aujourd’hui que le Congrès se réunit solennellement pour valider le choix des grands électeurs et donc certifier la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle. Mais jusqu’au bout Donald Trump, qui refuse de reconnaître sa défaite, fait pression pour tenter d’inverser les résultats. Après avoir demandé lors d’une conversation téléphonique, dont l’enregistrement a été rendu public, au secrétaire d’État républicain de Géorgie de lui trouver les 11.780 voix qui lui permettraient d’inverser les résultats du 3 novembre, le milliardaire fait désormais reposer sur son vice-président Mike Pence - qui présidera la séance au Congrès - la responsabilité de refuser ce résultat. Or, lors de cet événement qui n'est en principe qu'une formalité administrative, le rôle de Mike Pence reste limité. Selon la constitution des États-Unis, il consiste à "ouvrir" les certificats envoyés par chacun des 50 États pour transmettre les votes de leurs grands électeurs. D’après ABC News, cette incapacité pour Pence de modifier le cours de l'histoire aurait d'ailleurs été au centre des discussions entre le vice-président et Donald Trump, qui ont déjeuné ensemble mardi. Comme le rapportent plusieurs médias américains, Pence aurait affirmé qu'il lui était impossible de changer le résultat du scrutin. Si cette information est confirmée ce soir, le vice-président risque l'ire de Trump, qui ces derniers jours a multiplié les injonctions à son encontre sur Twitter et doit tenir au même moment un discours devant ses sympathisants rassemblés aujourd’hui à Washington. Mais le comportement de Donald Trump- s’il séduit ses plus fervents soutiens - pourrait coûter au parti républicain les deux sièges de sénateurs de Géorgie. Les résultats définitifs ne sont pas encore tous tombés mais ils penchent en faveur des démocrates. Raphael Warnock a battu la sénatrice républicaine sortante, Kelly Loeffler selon les chaînes CNN, CBS et NBC tandis que Jon Ossoff est en tête pour le second siège. Si la victoire des démocrates se confirmait pour ce second siège, ils auraient alors le contrôle du Sénat. L’issue de ce scrutin permettrait ainsi à Joe Biden d’être libéré du véto permanent des républicains et de faire adopter ses réformes. "Tout se joue aujourd'hui", avait prévenu l'ancien vice-président de Barack Obama, qui deviendra le 20 janvier prochain le 46e président des États-Unis.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 05.01.2021
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    VIRUS : POURQUOI LE MUTANT INQUIÈTE ? 05-01-21

    VIRUS : POURQUOI LE MUTANT INQUIÈTE ? 05-01-21Les invité.e.s : CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite en virologie à l’hôpital NeckerMembre de l’Académie de médecine CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine - « Le Point »ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève ÉpidémiologisteDirecteur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève MARIE-PAULE KIENY Directrice de recherche à l’INSERM - Spécialiste en santé publiqueCÉCILE DUCOURTIEUX – En direct de LondresCorrespondante à Londres – « Le Monde »La nouvelle est tombée hier soir. Alors que le pays connait une véritable flambée de l’épidémie de la Covid-19, avec près de 400 000 contaminations en une semaine et le pic de la première vague déjà dépassé dans les hôpitaux, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé un reconfinement très strict de l’Angleterre jusqu’à la mi-février. Cette décision survient quelques heures après que l’Écosse ait, elle aussi, choisi d’imposer un nouveau confinement mais aussi après le Pays-de Galles et l’Irlande du Nord qui ont décidé de tout fermer juste après Noël. C’est donc tout le Royaume-Uni qui se retrouve désormais sous cloche comme au printemps dernier. Le plus haut niveau de restrictions imposé à près de 80 % de la population britannique n’a pas suffi à enrayer la propagation du nouveau variant, 50 à 70 % plus contagieux selon les scientifiques britanniques, a expliqué le chef du gouvernement conservateur lors d’une allocution télévisée. Dans les hôpitaux anglais, le nombre de patients atteints par le virus, près de 27 000, a "augmenté de près d’un tiers" en une semaine et dépasse de 40 % le plus haut du pic de la première vague, a-t-il souligné. "Il est clair que nous devons faire plus" pour "prendre le contrôle" du nouveau variant. Mais que sait-on de ce nouveau variant du virus au Royaume-Uni ? Détecté pour la première fois en septembre outre-Manche, ce variant baptisé VOC 202012/01 présente 22 mutations de son génome et une contagiosité plus forte que la souche d'origine. "C'est un variant qui nous inquiète et pour lequel nous déployons des moyens logistiques et diagnostiques très importants", a affirmé le ministre de la Santé, ce mardi 5 janvier sur RTL. " Nous regardons cela comme le lait sur le feu". D'après Olivier Véran, "une dizaine de cas suspectés ou avérés " du variant britannique sont à ce jour comptabilisés en France. Un premier cas de contamination a été identifié en décembre à Tours en Indre-et-Loire. Ces dernières 24 heures un autre cas a été détecté en Corse, chez une personne qui rentrait de Londres et neuf autres ont été recensés au sein du club de rugby de Bayonne. Pour ces derniers, la contamination remonterait à il y a une quinzaine de jours lors d'un match de coupe d'Europe face aux Anglais de Leicester. Il a également été détecté "dans un laboratoire parisien, pour un patient de région parisienne. Le variant anglais circule à Paris et dans la région parisienne", a indiqué Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), sur France 2, ce mardi. Pourquoi le variant britannique inquiète-t-il de plus en plus ? Quel est l’état de nos connaissances sur cette nouvelle mutation du virus ? Une équipe de l’OMS est attendue en Chine pour enquêter sur l’origine de la pandémie, quelles sont les pistes ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 04.01.2021
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    516 VACCINÉS… ON ACCÉLÈRE ? 04-01-21

    516 VACCINÉS… ON ACCÉLÈRE ? 04-01-21Les invité.e.s : VANESSA SCHNEIDERGrand reporter – « Le Monde »EVE ROGERDirectrice adjointe de la rédaction – « Le Parisien »ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX - Professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à ParisMIRCEA SOFONEA - En direct de MontpellierMaître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’Université de Montpellier« Ça doit changer vite et fort et ça va changer vite et fort. » Cette promesse d’Emmanuel Macron, rapportée par le JDD, marque la volonté de l’exécutif d’en finir avec un « rythme de promenade en famille » et de changer de braquet dans la campagne de vaccination. Si le recadrage du président est sévère c’est que la polémique sur le retard pris par la France par rapport à ses voisins européens ne cesse de prendre de l’ampleur. Les critiquent se font entendre, de plus en plus nombreuses et virulentes. Agacés par la lenteur gouvernementale, les élus de l'Est mènent la fronde. Après le maire de Nancy, Mathieu Klein, qui a affiché son scepticisme face à l'efficacité du couvre-feu à 18 heures, c'est Jean Rottner, le président de la région Grand Est, qui passe à l'offensive. « Je considère qu'aujourd'hui on est face à un scandale d'État », a ainsi déclaré ce matin sur France 2 l'élu Les Républicains. « On poursuit une politique qui a fait la preuve de son échec par le passé : les masques, les tests, aujourd'hui la vaccination. » Face à la crise sanitaire, de plus en plus d’élus locaux demandent à avoir les coudés franches. Certains maires vont jusqu’à proposer de mettre en place eux-mêmes les campagnes de vaccination de la population pour aller "plus vite". Ils affirment disposer du matériel nécessaire pour la déployer. Ne manquerait que le feu vert de l'État. A Nice, où une recrudescence des cas de contamination est observée depuis plusieurs semaines, le maire LR Christian Estrosi avait obtenu que la vaccination débute de façon anticipée dès le mercredi 30 décembre. Pendant ce temps en Grande-Bretagne, le virus, dont le variant se propage plus rapidement, fait des dégâts. Le gouvernement a pris des mesures très sévères. Les deux tiers du pays sont contraints à un confinement drastique. A Londres, les gens, très prudents, ne sortent qu’en cas d’extrême nécessité. Si la France est en retard, ce n’est pas le cas d’Israël. L’Etat hébreu s’est même lancé au pas de course dans la campagne vaccinale. Avec plus de 12% des habitants ayant d’ores et déjà reçu la première des deux injections, le pays est tout simplement le plus avancé au monde dans cette lutte. La France est-elle en mesure d’accélérer dans sa campagne de vaccination ? La décentralisation et le passage de témoin aux élus locaux est-elle une solution envisageable pour augmenter la cadence ? Comment Israël est-il devenu l’élève modèle de la campagne mondiale de vaccination ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 02.01.2021
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    COUVRE-FEU, VACCIN… LA COURSE CONTRE LA MONTRE 02-01-21

    COUVRE-FEU, VACCIN… LA COURSE CONTRE LA MONTRE 02-01-21Les invité.e.s : Pr Renaud PIARROUXÉpidémiologiste - Auteur de “La Vague”Dr Agnès RICARD-HIBONMédecin urgentistePrésidente d’honneur de la Société française de médecine d'urgence Pr Dominique COSTAGLIOLA Épidémiologiste - Directrice de recherche à l'Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique et à l’InsermDr Jean-Paul HAMON Président de la Fédération des médecins de FranceAuteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » Au sortir des fêtes, l’exécutif craint une explosion des cas de contamination au Covid-19. Des mesures sont d’ores et déjà prises. Le couvre-feu en vigueur dans tout le pays sera ainsi avancé à 18h dès ce samedi 2 janvier dans quinze départements de l'Est, où les chiffres sont alarmants. La semaine de Noël, le taux d'incidence dans le Grand Est a atteint 201,5 pour 100.000 habitants, nettement plus que dans la France dans son ensemble, de 127,3 sur la même période. Mais la mesure est jugée « tardive et peut être insuffisante » par le maire de Nancy, qui avait alerté, avec d’autres élus de sa région, sur la nécessité d’agir fortement, il y a plusieurs jours déjà. Au même moment, l’exécutif opère un changement de stratégie sur la campagne de vaccination. Sous le feu des critiques, le gouvernement veut accélérer. Et pour cause, d’après les données du site CovidTracker, seules 332 doses de vaccin ont été administrées en France. Un chiffre famélique au regard de ceux observés dans les autres pays occidentaux : 165 575 en Allemagne, près de 1 million au Royaume-Unis et bientôt 3 millions aux Etats-Unis. Pendant ce temps en Grande-Bretagne, le virus, dont le variant se propage plus rapidement, fait des dégâts. Le gouvernement a pris des mesures très sévères. Les deux tiers du pays sont contraints à un confinement drastique. A Londres, les gens, très prudents, ne sortent qu’en cas d’extrême nécessité. Un outil très prometteur pour tenter d’endiguer l’épidémie est de plus en plus utilisé, notamment au niveau local : l’analyse des eaux usées. Cette pratique de veille se révèle très efficace dans la détection de clusters car elle permet d’observer des signes de contamination une dizaine de jours avant l’apparition classique des symptômes, et donc d’anticiper, de réagir de manière beaucoup plus rapide et adaptée. Il pourrait ainsi devenir possible d’établir une « météo Covid » sur tout le territoire et d’avoir une bien meilleure visibilité qu’aujourd’hui. Gagner un temps précieux pour sauver des vies. Toute la France va-t-elle devoir passer sous couvre-feu à 18h dans les prochaines semaines ? Faut-il craindre un scénario à la britannique avec la nouvelle souche du virus ? Comment expliquer le retard de la campagne de vaccination française ? L’analyse des eaux usées représente-t-elle une chance sérieuse pour enfin endiguer la propagation du virus ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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    MACRON : L’ESPOIR… QUOI QU’IL ARRIVE ? 01-01-21

    MACRON : L’ESPOIR… QUOI QU’IL ARRIVE ? 01-01-21Les invité.e.s :Christophe BARBIERÉditorialiste politiqueBernard SANANÈS Politologue – Président de l’institut de sondages Elabe Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne » Christine ROUZIOUX Professeure émérite en virologie à l’hôpital NeckerMembre de l’Académie de médecineEmmanuel Macron a adressé hier soir ses vœux aux Français pour la nouvelle année. Après avoir fait le bilan de l'année 2020, fortement ébranlée par l'épidémie de Covid-19, le président a rendu hommage à plusieurs anonymes et, à travers eux, aux héros du quotidien, engagés et solidaires, saluant ces « parcours exemplaires qui sont autant de boussoles pour les temps à venir. » L’année qui s’est achevée hier aura été particulièrement éprouvante pour le président de la République. Sans doute la plus compliquée depuis le début de son quinquennat. Elle s’est ouverte par un long bras de fer entre son exécutif et la rue au sujet de la réforme des retraites, plus puissant mouvement social depuis 2010. Au même moment où un nouveau virus, le Covid-19, commençait à circuler dans l’Hexagone. Après plusieurs semaines, ce virus a durement frappé le pays, saturant les services de réanimation des hôpitaux et imposant à l’exécutif d’instaurer un confinement inédit de la population. Après trois longs mois de restrictions, qui ont porté un violent coup à l’économie, Emmanuel Macron a pu desserrer l’étau à la fin du printemps. Un court répit. Dès l’automne, il doit incarner le rempart républicain quand la France est frappée de stupeur et d’effroi en apprenant l’assassinat terroriste de Samuel Paty, professeur d’histoire géographie. Quelques jours plus tard, face à la montée d’une seconde vague de contamination, il est contraint de reconfiner le pays, avant de lui-même contracter le virus. A l’heure des fêtes et au moment de de se projeter vers l’avenir, l’atmosphère n’est pas à l’effusion de joie. L’industrie aéronautique, elle aussi tire la langue en ce début d’année 2021, et ne semble pas prête à redécoller. Durement impactée par la crise sanitaire, le secteur a pâti d’une chute du trafic passagers d’environ 75 % depuis un an. Les avions cloués au sol, le choc est violent pour les grands groupes constructeurs. Airbus, Safran, Dassault et Thales, locomotives d’une filière française de 350 000 emplois directs (hors aéroports et compagnies aériennes) vacillent. Certains de leurs sous-traitants, en manque de perspectives face à un trou d’air qui pourrait bien durer quelques années, tentent d’amorcer une reconversion. Emmanuel Macron va-t-il changer sa stratégie dans la lutte contre le Covid-19 ? Sur quels leviers le président de la République peut-il s'appuyer pour relancer l'économie en 2021 ?... Et préparer l'échéance de 2022 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 31.12.2020
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    VACCINATION : MACRON DANS LA SERINGUE 31-12-20

    VACCINATION : MACRON DANS LA SERINGUE 31-12-20Les invité.e.s : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »Brice TEINTURIERDirecteur Général Délégué de l’institut de sondages IPSOS Yves THRÉARD Directeur adjoint de la rédaction et éditorialiste - « Le Figaro »Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »Cette année se termine sur le discours du chef de l’Etat. Emmanuel Macron prendra la parole ce soir à 20h pour adresser aux Français ses vœux pour l’année à venir. Un exercice traditionnel mais qui aura, ce soir, une charge politique forte, au sortir d’une année difficile pour le pays. 2020 aura été empreinte du sceau de la pandémie de Covid-19. Celle-ci qui aura dicté le rythme de la vie politique française, obligeant le gouvernement à répondre à une double crise, sanitaire et économique. D'autres événements, de l’opposition à la réforme des retraites, plus long mouvement social de l’histoire de la Vème République, aux mobilisations contre la loi sécurité globale, ont également marqué cette année particulière. Mais les oppositions n’ont pas tiré profit des difficultés du pouvoir. Alors que la droite paraît asphyxiée, il semble désormais acté à gauche que l’union ne se fera pas autour d’une candidature et d’un programme commun. Alors que Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà lancé sa campagne, les communistes, ses alliés de 2012 et 2017, penchent pour une candidature indépendante des insoumis. Chez les écologistes, si aucune candidature n’est encore déclarée, plusieurs personnalités sont dans les starting-blocks, à commencer par l’eurodéputé Yanick Jadot. Anne Hidalgo, maire réélue de Paris, se laisse elle aussi la porte ouverte et avance ses pions. Avec tous ces candidats, potentiels ou déclarés, l’horizon semble plus que jamais bouché pour le PS, tant l’espace politique lui est disputé. A l’opposé sur l’échiquier politique, un déjeuner sème le trouble. Une rencontre révélée dimanche dernier par Le Monde entre le "conseiller mémoire" du chef de l'Etat, Bruno Roger-Petit, et la personnalité de l’extrême-droite Marion Maréchal Le Pen, a fait jaser jusque dans les rangs de la majorité. Plusieurs membres du parti présidentiel ont été indignés de cette entrevue, notamment le vice-président de l'Assemblée nationale, Hugues Renson, qui a dénoncé : "Avec l'extrême droite, on ne discute pas, on ne transige pas. On la combat". L’Elysée a souligné que la rencontre a été organisée à titre tout à fait "personnel" par Bruno Roger-Petit. Qu'Emmanuel Macron peut-il dire aux Français ce soir ? Comment peut-il se relancer face aux défis qui l'attendent en 2021 ? La division de la gauche est-elle inéluctable, dans la perspective de 2022 ? Que laisse présager la prise de contact entre le camp présidentiel et l'extrême-droite ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 30.12.2020
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    BREXIT : QUI A GAGNÉ ? 30-12-20

    BREXIT : QUI A GAGNÉ ? 30-12-20Les invité.e.s : Philippe DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceAnne-Elisabeth MOUTETJournaliste - « The Daily Telegraph »Éric ALBERT - En direct de Londres Correspondant à Londres - « Le Monde »Isabelle ORY - En direct de Bruxelles Correspondante à Bruxelles - « Europe 1 » Enfin ! Les Britanniques et les Européens voient le bout du chemin sur la question du Brexit. Après quatre années d’intenses négociations, de coups de mentons et de rodomontades, un accord a été trouvé la semaine dernière sur les termes du divorce, écartant l’hypothèse d’une rupture chaotique crainte par les entreprises. C’est désormais aux députés britanniques de débattre du texte, long de 1 250 pages. Un vote est attendu en début d'après-midi. Dans la matinée, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont formellement signé l'accord conclu entre Bruxelles et Londres, avant que celui-ci soit paraphé par le Premier ministre britannique Boris Johnson. "Nous allons devenir un voisin amical, le meilleur ami et allié" de l'Union européenne, a assuré le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ce mercredi, à la veille de la fin de la période de transition, prévue dans le cadre du Brexit. Le Royaume-Uni travaillera "main dans la main" avec l'UE, s'est-il félicité devant le Parlement britannique, souhaitant convaincre qu’il a obtenu une victoire dans cette partie. Mais est-ce vraiment le cas ? La pêche était le point le plus épineux de l’accord commercial post-Brexit trouvé avec l’Union européenne. Et les concessions faites par Boris Johnson laissent aux pêcheurs anglais un goût amer. Ce qu’ils voulaient, c’était moins de pêcheurs européens dans leurs eaux tout en continuant les échanges lucratifs avec le continent. C’est ce qui leur avait d’ailleurs été promis. Ce qu’ils auront, ce sont les mêmes chalutiers français, belges ou espagnols à côté d’eux au 1er janvier, certes avec des quotas de pêche qui vont baisser de 25% dans les cinq années à venir. Ces pêcheurs, qui avaient voté pour le Brexit, ont aujourd’hui le sentiment d’avoir été bernés. Leur représentant se dit "en colère, déçu et trahi". Entre la pandémie de Covid-19 et le Brexit tout proche, le marché de l'emploi est sinistré outre-Manche. Le taux de chômage a continué à grimper sur les trois mois achevés fin octobre, à 4,9%, et les licenciements ont atteint un record sur la période, d'après l'Office national des statistiques. Les dépôts de bilan se multiplient et de nombreux analystes alertent sur le fait que beaucoup d'entreprises vont encore s'effondrer. Très touché, le secteur du transport aérien vacille et de nombreux employés, comme les pilotes de ligne, se retrouvent au chômage. Boris Johnson revendique une victoire politique, mais qu’en est-il vraiment ? Les pêcheurs britanniques sont-ils les grands perdant de l’accord avec l’UE ? Comment le Royaume-Uni peut-il faire face au mur du chômage et des faillites, à l’orée du Brexit, et dans le contexte de la pandémie de Covid-19 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 29.12.2020
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    TERRORISME : ENCORE 3 SOLDATS TUÉS AU SAHEL… 29-12-20

    TERRORISME : ENCORE 3 SOLDATS TUÉS AU SAHEL… 29-12-20Les invité.e.s : Vincent HUGEUX Journaliste-essayiste, spécialiste de l’AfriqueGénéral Dominique TRINQUAND Ancien chef de mission militaire auprès de l'ONU Wassim NASR – En duplex Journaliste à « France 24 », spécialiste des mouvements djihadistes Niagalé BAGAYOKO – En duplexPolitologue - Présidente de l’African Security Secteur NetworkExperte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centraleMauvaise nouvelle pour l’armée française. Lundi, trois soldats français en mission au Mali ont été tués, a annoncé l’Élysée. Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif dans la région des « trois frontières », cette zone du centre du Mali, proche du Burkina Faso et du Niger. Malgré l’intervention immédiate d’une équipe médicale, ils n’ont pas pu être réanimés. Au total, depuis 2013, 47 soldats français sont morts dans les opérations Serval puis Barkhane. Ce drame intervient alors que la France s’interroge sur une stratégie de sortie à long terme pour cette opération militaire embourbée depuis presque 8 ans dans la lutte contre les groupes armés salafistes djihadistes de toute la région du Sahel. Le Premier ministre, Jean Castex, doit d’ailleurs passer le réveillon de la Saint-Sylvestre aux côtés des soldats français au Tchad. Dans le même temps, Boko Haram, groupe terroriste créé en 2002 au Nigeria, multiplie les enlèvements et attaques. Le 11 décembre dernier, plus de 300 jeunes garçons, élèves de l’école secondaire de Kankara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont été enlevés. Ils ont finalement été libérés et remis aux forces de sécurité gouvernementales, une semaine plus tard. Des raids meurtriers ont aussi été menés sur trois villages du nord-est du pays, faisant au moins 10 morts, ont rapporté dimanche des sources locales et sécuritaires, après plusieurs jours de violences dans cette région. Initialement un groupe terroriste local, Boko Haram s’est peu à peu internationalisé et multiplie aujourd’hui les liens avec d’autres groupes terroristes. Une partie du mouvement a d'ailleurs fait allégeance à Daech sous la bannières de l'Iswap, l'État islamique en Afrique de l’ouest. La France, mise en cause dans une guerre de l’info en Afrique ? Le 15 décembre dernier, Facebook a révélé l’existence de faux profils se livrant à une guerre informationnelle pour le compte de la Russie et de la France. Ces manoeuvres, limitées, auraient débutées au printemps 2018 et se seraient accélérées depuis janvier 2020, révèle le géant américain qui s’appuie sur un rapport de Graphika, une agence spécialisée dans l’analyse des réseaux sociaux. À l’initiative de la France, Facebook a identifié l’usage détourné de 80 comptes, 6 pages, 9 groupes, 14 comptes Instagram, 2 chaînes YouTube et une vingtaine de profils Twitter, couvrant l’actualité du Sahel. Le tout dans un contexte d’élections générales, notamment en Centre Afrique et au Niger. Le décès des soldats va-t-il accélérer le retrait partiel des troupes françaises au Sahel ? Comment Boko Haram s’est-il peu à peu étendu sur plusieurs pays ? La France a-t-elle véritablement tenté d’influencer le sort des élections de certains pays africains ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 28.12.2020
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    Reconfinement : peut-on encore y échapper ? 28-12-20

    Reconfinement : peut-on encore y échapper ? 28-12-20Les invité.e.s : Patrick BERCHE - Microbiologiste, membre de l'Académie de médecineOdile LAUNAY - Infectiologue à l’hôpital Cochin à ParisMarie-Paule KIENY - Virologue, directrice de recherche à l’INSERMAstrid de VILLAINES - Cheffe du service politique au « Huffington Post »La campagne vaccinale a démarré dans toute l'Europe. Ce dimanche, Mauricette M., 78 ans, a été la première française vaccinée contre le coronavirus. Le lancement symbolique a eu lieu dans deux Ehpad, l'un en Seine-Saint-Denis et l'autre en Bourgogne-Franche-Comté. En tout, une vingtaine de personnes âgées et de soignants se sont vu administrer une première dose du vaccin Pfizer-BioNtech. Alors que nous avons choisi de cibler les plus âgés, certains pays membres ont plutôt donné la priorité au personnel soignant, et en République tchèque, c'est le Premier ministre Andrej Babis lui-même qui se l'être fait injecter en premier. "Nous avons une nouvelle arme contre le virus : le vaccin. Tenir ensemble, encore", a réagi Emmanuel Macron dans un message publié sur Twitter ce week-end. Mais cette lueur d'espoir n'étouffe pas pour autant les inquiétudes nées ces derniers jours après le signalement, dans de plus en plus de pays, d'une nouvelle souche du coronavirus plus contagieuse. De nouvelles restrictions de circulation ont été prises chez nos voisins européens, en Autriche, en Irlande ou en Italie. Dans une interview au JDD, le ministre de la Santé n’a pas non plus exclu l’hypothèse d’un troisième confinement. L’Elysée tient un conseil de défense sanitaire mardi. Olivier Véran n'a pas manqué d'évoquer la situation "préoccupante" du Grand Est. La crainte d'un rebond après les fêtes de fin d'année est particulièrement vive dans cette région déjà durement touchée lors de la première vague. A Nancy, le maire de la ville appelle à un reconfinement local imminent, tout comme celui de Reims. Le président de la région Jean Rottner préconise lui aussi un "reconfinement court" le temps de "faire chuter les courbes". Cette semaine, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, a grimpé à 230. Un chiffre beaucoup plus élevé que dans le reste de la France. Le vaccin est-il notre seule porte de sortie ? La méfiance de la population française sur ce sujet se renforce, seuls 44% ont l'intention de se faire vacciner contre le coronavirus. Selon cette nouvelle enquête réalisée par BVA dans 32 pays, notre nation se place parmi les plus réticentes au monde. Les théories des militants anti-vaccins, qu’on appelle les "antivax" fleurissent sur les réseaux sociaux ou sur Youtube. Chaque jour, ce sont des centaines d'articles et des milliers de commentaires qui sont publiés. Comment rendre ce plan de vaccination efficace si plus d'un Français sur deux se dit plutôt contre l'injection ? Faut-il se reconfiner ? Quelles mesures pourraient enrayer la propagation des nouvelles souches du Covid-19 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 26.12.2020
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    LES VACCINS ARRIVENT, LA VARIANTE AUSSI ! 26-12-2020

    C dans l'air du 26 décembre :Entre vaccination et souche anglaise, comment contrôler l'épdémie ?Après le feu vert donné jeudi par la Haute Autorité de santé, et alors que les premières doses de vaccin arrivent en France aujourd’hui, la campagne vaccinale doit débuter demain.Elle se fera en trois étapes principales. « La France a fait le choix d’une vaccination progressive, privilégiant en premier lieu les personnes les plus à risques », a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. Seront donc concernés dans un premier temps, les personnes âgées les plus vulnérables qui résident dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée, ce qui représente 14 000 établissements dans tout le pays. Cette première vague de vaccination ciblera aussi les professionnels exerçant dans ces structures. En tout, un million de personnes devraient être vaccinées. Cette première étape durera probablement jusqu’au début de février en raison du délai de trois semaines nécessaires entre l’administration des deux doses du vaccin.Olivier Véran a tenu à assurer que la vaccination sera « fondée sur le consentement », suite à une polémique concernant une possible mise en place d’un passeport sanitaire, dont certains craignaient qu’il rende, de fait, la vaccination obligatoire.Au moment où la situation de plusieurs régions inquiète, différents scénarios sont étudiés pour faire face à une possible 3e vague en janvier. Jean Rottner, le président de la région Grand Est, où les signaux sont particulièrement préoccupants, défend l'idée d'un reconfinement plus court que les précédents pour faire face. « Toutes les solutions sont dans les tuyaux », a assuré Olivier Véran. Alors que les mesures gouvernementales ne parviennent pas à faire chuter significativement le nombre de cas, une première contamination par le variant du virus de la Covid apparu au Royaume-Uni a été détectée hier en France. D’autres pays comme l’Espagne ou l’Italie ont déjà annoncé avoir décelé la présence de cette nouvelle souche plus contagieuse que l’ancienne. Un peu partout sur le continent, les dirigeants ont pris des mesures de reconfinement. C’est le cas en Pologne, en Irlande ou encore en Autriche.A l’inverse, en Chine, les dirigeants du Parti communiste se sont congratulés de leur succès « extrêmement extraordinaire » pour venir à bout de l'épidémie de Covid-19. Ils affirment avoir réussi à se débarrasser quasi totalement du virus et rappellent que leur pays est le seul parmi les grands à avoir poursuivi sa croissance économique cette année. Cette autocongratulation précède de quelques jours l'arrivée dans le pays d'une équipe de l'OMS, pour enquêter sur les origines du virus. La Chine est accusée d'avoir caché au départ son apparition, lui permettant de se répandre dans le monde entier.Combien de Français faudrait-il vacciner pour enrayer la propagation du virus ? Faut-il craindre une flambée de l’épidémie avec l’arrivée du variant anglais ? La Chine est-elle véritablement débarrassée du Covid-19 ? Les invité.e.s : Benjamin DAVIDO - Infectiologue à l'Hôpital Raymond-Poincaré de GarchesAgnès RICARD-HIBON - Urgentiste et ancienne présidente de la société française de médecine d'urgenceRichard HANDSCHUH (par Skype) - Médecin généraliste et membre du syndicat MG FranceAnne SENEQUIER (par Skype) - Médecin et co-directrice de l'Observatoire de santé mondiale à l'IRISDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 25.12.2020
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    BREXIT : PARI RÉUSSI ? 25-12-20

    BREXIT : PARI RÉUSSI ? 25-12-20Les invité.e.s : JEAN-DOMINIQUE GIULIANIPrésident de la Fondation Robert Schuman ANNE-ELISABETH MOUTET« The Daily Telegraph » - JournalistePATRICK MARTIN-GENIER Enseignant en droit public - Spécialiste des affaires européennesSYLVIE MATELLYÉconomiste - Directrice adjointe de l’IRIS« The deal is done ! » L'Union européenne et le Royaume-Uni ont conclu hier un accord in extremis sur leurs futures relations commerciales, éloignant par là même la perspective d'un divorce chaotique. Les droits de pêche, notamment, ont été au cœur des ultimes tractations et une entente sur cette question a été un grand pas. Les négociations ont été très intenses et ce jusqu’à la dernière minute, dans un contexte particulier où d’interminables files de camions s’étirent à Douvres, où la frontière reste fermée à de nombreux routiers pour raisons sanitaires. Des deux côtés de la Manche, les acteurs politiques se félicitent de la signature de cet accord. De Boris Johnson à Emmanuel Macron et Angela Merkel, le soulagement est palpable tant ils estiment qu'un « no deal » aurait affaibli des économies déjà ébranlées par la crise sanitaire. Il aura fallu du temps. Et Britanniques comme Européens l’ont trouvé long. Quatre ans déjà que la population d’outre-Manche s’est prononcée, lors du référendum du 23 juin 2016, à 51,9%, pour une sortie du pays de l'Union Européenne. David Cameron Premier Ministre qui avait proposé la votation, a été contraint à la démission. Théresa May n'est jamais parvenu à un accord. C'est finalement Boris Johnson qui s'est entendu avec ses homologues sur les termes du divorce. Ce feuilleton de négociations, comme un chemin de croix, fait de nombreux coups de mentons et marqué par de brusques revirements a porté un rude coup au projet d'unité européenne. Maintenant la page définitivement tournée, quel sera l’avenir pour l’économie britannique, déjà mise à mal par la crise née de la pandémie de Covid-19 ? Le célèbre motoriste Rolls-Royce est d’ores et déjà en grandes difficultés à cause de la chute brutale de la demande dans le secteur aérien. Le groupe a déjà pris une série de mesures pour tenter de traverser cette tempête, dont la plus vaste restructuration de son histoire dans cette branche, avec 9000 suppressions emplois, dont plus de 3.000 au Royaume-Uni. A Barnoldswick, site historique où 550 personnes produisent des pales de moteurs, les emplois sont menacés et les syndicats vent debout. Pourquoi tant de temps aura-t-il été nécessaire pour trouver un terrain d'entente ? Malgré les discours publics, y a-t-il des perdants ? Comment les Britanniques vont-ils affronter, seuls, les défis imposés par la crise économique et la mondialisation ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 24.12.2020
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    NOËL, QUAND MÊME ! 24-12-20

    NOËL, QUAND MÊME ! 24-12-20 Les invité.e.s : YVES THRÉARD« Le Figaro » - Directeur adjoint de la rédaction et éditorialisteSOPHIE AURENCHE« RTL » - JournalisteHÉLÈNE ROMANOPsychothérapeute spécialiste de la prise en charge des traumatismesJEAN VIARD Sociologue - Auteur de « La page blanche »Alors que le gouvernement continue de lutter contre le virus, la population s'adapte et improvise pour passer un bon moment en famille tout en jonglant avec les recommandations des autorités. Limiter les convives (pas plus de six adultes à table), éviter les embrassades, porter le masque au maximum… L’organisation de Noël par temps de Covid-19 se révèle pour beaucoup un vrai casse-tête. Car pour beaucoup, pas question de transiger avec le risque sanitaire. Plan de table réfléchi, protocole envoyé préalablement aux invités, voire même ouverture des cadeaux en appel visio… Ces fêtes de fin d’année ne seront décidément pas comme les autres. En pleine deuxième vague de la pandémie de Covid-19, certaines professions ne connaissent pas la crise. A l’approche des festivités, pâtissiers, fromagers, bouchers et autres métiers de bouche mettent les bouchées doubles. Nombreux se disent pour la plupart satisfaits de leur carnet de commandes pour ce Noël inédit. Certains travailleurs de la restauration, en chômage forcé, viennent même prêter main forte. Les Français ont été nombreux à faire preuve de solidarité pour tenter de remédier aux difficultés de la période. La crise sanitaire a donc aussi fait naître de belles initiatives. Près de Rennes, en Bretagne, le secours populaire organise la distribution de cadeaux pour les enfants. En Seine-Saint-Denis, les distributions alimentaires mises en place dès le premier confinement pour soutenir une population parfois e situation de grande précarité, se poursuit en cette période. Comment profiter sans prendre (trop) de risque ? La peur aura-t-elle raison de l’atmosphère festive du réveillon ? Comment se déroule le rush dans les commerces de bouche ? Comment la pandémie a-t-elle permit de sensibiliser à la précarité ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 23.12.2020
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    APRES LE COVID, LA CHINE ENCORE PLUS FORTE ? ? 23-12-20

    APRES LE COVID, LA CHINE ENCORE PLUS FORTE ? ? 23-12-20Les invité.e.s :PASCAL BONIFACEDirecteur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)AGNÈS GAUDUCheffe du service Asie à « Courrier International »VALÉRIE NIQUET - En direct de TokyoResponsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche StratégiqueMARY-FRANÇOISE RENARD - En duplexProfesseure d'économie à l'Université Clermont-AuvergneAuteure de « Économie de la Chine »Il y a tout juste un an, en décembre 2019, les premiers cas de malades de la Covid-19 apparaissaient à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei. C'était les prémices d'une pandémie mondiale qui a provoqué de graves crises sanitaires et économiques à travers le globe. Aujourd'hui pourtant, la Chine semble contrôler le virus pendant que le reste du monde continue d'en subir les conséquences. Selon le magazine Forbes, la Chine serait même en train de connaître une reprise économique exceptionnelle vu le contexte. L'Empire du Milieu enregistrerait une hausse de 2,3% de son Produit Intérieur Brut alors que le PIB mondial baisserait en 2020 de 3,5%. Dans ce contexte, la Chine continue d'avancer ses pions sur la scène internationale, notamment en Europe. Face à Angela Merkel et Ursula von der Leyen, Xi Jinping montre des signes d'ouvertures dans les négociations sur l'accord d'investissement. Après sept ans de pourparlers, celui-ci pourrait être enfin signé. Majeur, cet accord offrirait de nouveaux horizons pour les entreprises européennes en Chine. Pékin ouvrirait la porte dans des secteurs comme les biotechnologies, l'automobile ou encore le secteur hospitalier. En échange, l'Union européenne permettrait aux investisseurs chinois d'entrer dans celui des énergies renouvelables. Un rapprochement que la nouvelle administration américaine voit d'un mauvais œil. Mais la bonne santé économique de la Chine n'occulte en rien ce qui entache l'image du pays depuis des années : la persécution de la population ouïghoure. Stérilisations forcées, viols, déportations, emprisonnements, la politique ciblant cette minorité musulmane du nord-ouest du pays ne cesse de scandaliser le monde depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping. Au moins un million d'individus seraient concernés et les prises de positions s'enchaînent pour dénoncer ce que certains considèrent comme un génocide. Le footballeur Antoine Griezmann, par exemple, vient de rompre son contrat avec le géant téléphonique Huawei, soupçonné d'avoir conçu un logiciel de reconnaissance faciale utilisé pour surveiller ce peuple. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, quant à lui, a dénoncé à Bruxelles la communauté internationale de « consentir par son silence » au « pire crime contre l'humanité du XXIe siècle ». Mais c'est sur le plan technologique que la Chine souhaite asseoir sa suprématie. Et le catalogue de ses prouesses ne cesse de s'épaissir : des morceaux de Lune rapportés la semaine dernière par la sonde chinoise Chang'e 5, l'inauguration d'un soleil artificiel par un réacteur nucléaire, la création de l'ordinateur le plus rapide à ce jour. La Chine mise sur ces succès pour rayonner à l'international. Alors, comment s'explique le miracle économique de la Chine ? La répression des Ouïghours peut-elle entraver son rayonnement ? Devons-nous craindre une suprématie technologique de l'empire du Milieu ? Le XXIè siècle sera-t-il chinois ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 22.12.2020
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    VACCINÉS… ET BIENTÔT RECONFINÉS ? 22-12-20

    VACCINÉS… ET BIENTÔT RECONFINÉS ? 22-12-20Les invité.e.s :CHRISTOPHE BARBIERÉditorialiste politique à « L’Express »PASCALE HÉBELÉconomiste au CRÉDOCDOMINIQUE SEUX – En duplexDirecteur délégué de la rédaction des « Echos »VÉRONIQUE REILLE SOULT – En duplexPrésidente de Dentsu ConsultingBientôt un an que le Coronavirus a bouleversé notre quotidien et l'espoir de mettre un terme à ce cauchemar n'a jamais été aussi tangible. Hier, l'Agence européenne des médicaments (AEM) a validé le vaccin Pfizer/BioNTech, ce qui marque le début imminent des vaccinations dans l'ensemble de l'Union. Dès ce dimanche 27 décembre en France, les premiers vaccins pourront être injectés aux résidents des Ehpad explique Matignon. Le gouvernement français prévoit ainsi plusieurs centaines de vaccinations d'ici la fin de l'année. Mais la découverte d'une mutation du Covid-19 outre-manche interroge sur l'efficacité du vaccin. Face à cette nouvelle souche plus contagieuse, la réponse du vaccin restera-t-elle adéquate? Un noël difficile se prépare donc dans ce contexte, d'autant que l'ombre d'une troisième vague plane en France comme ailleurs en Europe où les pays reconfinement les uns après les autres. En France, l'épidémie de recule plus, selon le porte-parole du gouvernement et de nombreux médecins craignent une augmentation des contaminations après les fêtes. Ce matin, le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet suggère un « reconfinement territorial ou national juste après Noël dès le 25 ou 26 décembre ». Quoi qu'il en soit, le vaccin n'aidera pas dans l'immédiat ceux qui subissent les dommages collatéraux du virus : ceux qui, depuis des semaines, on dû baisser le rideau. Les restaurateurs notamment qui voient dans ce contexte s'éloigner leur réouverture, initialement prévue le 20 janvier. Ces propriétaires d'établissements doivent se battre aussi contre leurs compagnies d'assurances, dont ils reçoivent des avenants de contrat stipulant ne plus assurer les pertes liées à la pandémie à partir du 1er janvier prochain. Des actions collectives en justice s'organisent. Autre secteur aux abois : celui de la culture, où la colère est grande et le sentiment d'injustice prégnant. Artistes, intermittents et militants se sont rassemblés la semaine dernière dans plusieurs villes de France pour la défense d'un secteur qu'ils jugent « méprisé ». Place de la Bastille à Paris, ils étaient plusieurs milliers à dénoncer un « deux poids, deux mesures » du gouvernement, pointant du doigts les transports en commun et grands magasins ouverts lorsque les salles de spectacles et cinémas restent portes closes. Le 15 décembre devait en outre être la date de leur réouverture avant que les espoirs soient douchés par Jean Castex, qui a repoussé celle-ci au 7 janvier, au moins, entrainant des déprogrammations coûteuses. Alors, un troisième confinement est-il inéluctable en France ? Quel sera l'impact réel du vaccin sur la courbe épidémique ? Comment les milieux de la restauration et de la culture peuvent-ils garder espoirs et éviter la catastrophe ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 21.12.2020
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    CORONAVIRUS MUTANT : L’EUROPE SE BARRICADE 21-12-20

    CORONAVIRUS MUTANT : L’EUROPE SE BARRICADE 21-12-20Les invité.e.s :PATRICK PELLOUXMédecin urgentiste - Président de l'Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF)VINCENT MARÉCHALProfesseur de virologie à Sorbonne Université à ParisANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à ParisÉRIC ALBERT – En direct de LondresCorrespondant à Londres pour « Le Monde »"Virus mutant : noël annulé". Ce n'est pas le titre d'un nouveau film de fin du monde mais bien celui des unes de journaux depuis hier en Angleterre. Avec l’annonce de la propagation outre-Manche d’une nouvelle souche plus contagieuse du Covid-19, Boris Johnson a décidé de reconfiner Londres et le sud-est du pays. Des millions de Britanniques ont ainsi l'impossibilité de se retrouver en famille pour les fêtes. Outre la brutalité de l'annonce, les réactions en chaîne ont très vite isolé le Royaume-Uni du reste du monde. En l'espace de 24h, de nombreux pays ont décidé d’interrompre leurs liaisons avec le Royaume-Uni... Du jamais vu. En Europe, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie ou encore la Bulgarie ont fait le choix de suspendre jusqu’au mardi 22 décembre minuit toutes liaisons aériennes ou ferroviaires avec le pays. « Seul le fret non accompagné sera autorisé », a fait savoir Matignon. Cette fermeture temporaire devrait permettre aux Etats membres de l’Union européenne de coordonner une réponse sanitaire, afin de réguler les arrivées en provenance de Grande-Bretagne. Plusieurs pays ont déjà renforcé leurs mesures de restrictions en raison d'une recrudescence de l'épidémie. Dans ce contexte, la France dénote et maintient le déconfinement entamé le 15 décembre tout en appelant à la vigilance. Mais l'heure est bientôt à la vaccination. L'Agence européenne des médicaments (AEM) a validé en effet ce lundi le vaccin Pfizer/BioNTech. Le début des vaccinations dans l'Union européenne devrait démarrer le 27 décembre après la validation des autorités de santé de chaque pays. De quoi permettre le ralentissement de la propagation ? Au Royaume Uni où 300 000 personnes ont déjà reçu une injection de ce vaccin, le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, assure que les vaccins continueraient d'offrir une réponse "adéquate" face à la nouvelle souche du virus. C'est un gigantesque défi logistique qui attend désormais les Etats membres, d'autant plus que l'AEM semble être victimes d'intimidations. L'Agence a annoncé avoir été victime de cyberattaques, tout comme Pfizer récemment. La captation d’informations stratégiques ou la volonté de déstabilisation dans un contexte de défiance des populations, sont les explications privilégiées. La campagne de vaccination s'annonce donc mouvementée. La révélation par la secrétaire d'Etat belge Eva De Bleeker des prix des vaccins a ajouté à la confusion : les disparités de 1 à 8 sur les différents tarifs des vaccins suscitent l'embarras des autorités européennes. Apparu il y a tout juste un an en Chine, le coronavirus semble avoir occulté la présence des autres virus respiratoires. Car certains semblent presque avoir disparus... La grippe ou la bronchiolite par exemple, dont le nombre de cas cette année est très faible. Les mesures barrières appliquées contre le Covid-19 pourraient être une des explications, mais aussi la difficile co-circulation de deux virus à la fois. Alors, la découverte de cette nouvelle souche du coronavirus doit-elle nous inquiéter ? La France va t-elle suivre le chemin du reconfinement après Noël ? Y a-t-il un risque que les vaccins seuls ne suffisent pas à endiguer l'épidémie ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 19.12.2020
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    ROYAUME-UNI : "LE PIRE DÉBUT D'ANNÉE POSSIBLE"

    Royaume-Uni : "le pire début d'année possible"Plus de 137 000 personnes dites prioritaires ont déjà reçu leur première dose du vaccin Pfizer-BioNTech. Le 8 décembre, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner le feu vert à ce vaccin. Devant les députés, le Premier ministre Boris Johnson a salué un "bon départ" pour la campagne de vaccination alors que côté européen, on attend encore les conclusions de l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui devrait se prononcer le 21 décembre. Cette avance, le gouvernement britannique s’en félicite, voire l’impute au Brexit alors que les États membres peuvent en réalité prendre ce genre de décision au niveau national. En tout cas, la phase finale du divorce entre Londres et Bruxelles se dessine de plus en plus nettement. Sommes-nous prêts ?"Le gouvernement n’est toujours pas en mesure de dire avec certitude aux entreprises, commerçants et citoyens ce qui va se passer dans tous les domaines affectés par les négociations." a déclaré Hilary Benn, député travailliste présidant la commission parlementaire sur le Brexit. Un rapport du Parlement a alerté, ce samedi 19 décembre, sur l’insuffisance de la préparation du Royaume-Uni pour sa sortie du marché unique européen et de l’union douanière le 31 décembre. Le texte s’inquiète des perturbations dans les ports mais aussi pour la sécurité du pays. Les négociations entre Bruxelles et le Royaume-Uni se trouvent à "un moment de vérité" a estimé le négociateur de l’Union européenne Michel Barnier vendredi. La veille lors d’un entretien téléphonique, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen ont constaté de grosses divergences, notamment sur l’épineuse question de la pêche.Quoiqu’il advienne, les entreprises tentent de se préparer aux changements qui prendront place le 1er janvier. Mais comment anticiper sur des règles encore méconnues ? L’inquiétude règne de chaque côté de la Manche pour tous ceux confrontés à des formalités administratives plus complexes. En l’absence de tout accord, ce sont les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui s’appliqueront sur les activités d’import ou d’export, ce qui implique des contrôles douaniers importants sur toutes les marchandises transitant entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.Afin de prévenir les possibles embouteillages à la frontière, les autorités britanniques construisent un immense parking à Sevington, dans une petite bourgade du Kent, un comté qui a voté majoritairement en faveur du Brexit. Ces 11 hectares sont devenus le symbole de l’impréparation du pays et des bouleversements provoqués par la rupture entre Londres et Bruxelles. On peine à croire que les travaux de ce nouveau centre des contrôles douaniers, ralentis par de fortes précipitations, seront terminés à temps.Les Européens et les Britanniques vont-ils parvenir à arracher un accord sur leur relation post-Brexit avant l’échéance fatidique du 31 décembre ? Jusqu’à quel point nos relations commerciales avec le Royaume-Uni vont être chamboulées ? Faut-il craindre cette séparation sur fond de crise sanitaire ?Les invité.e.s :Jean-Marc Daniel - Economiste et professeur émérite à l'ESCPCatherine MATHIEU - Economiste à l'OFCE et spécialiste du Royaume-UniEric ALBERT - Correspondant à Londres « Le monde »Marion VAN RENTERGHEM - Chroniqueuse à « L'Express » et auteure de « Mon Europe, je t'aime moi non plus »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 18.12.2020
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    BIDEN : RELANCER L’AMÉRIQUE… ET FAIRE OUBLIER TRUMP ? 18-12-20

    BIDEN : RELANCER L’AMÉRIQUE… ET FAIRE OUBLIER TRUMP ? 18-12-20Les invité.e.s :FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »ELSA CONESARédactrice en chef aux « Echos »Ancienne correspondante aux États-UnisNICOLE BACHARAN Historienne et politologue spécialiste des États-UnisSONIA DRIDI – En direct de Los Angeles Correspondante aux États-Unis Auteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump »Un pas de plus pour Biden en direction de la Maison-Blanche. Sans surprise, les grands électeurs ont confirmé lundi 14 décembre la victoire du candidat démocrate à la présidence des États-Unis, par 306 voix contre 232 pour le président sortant, Trump. "Notre démocratie, bousculée, mise à l’épreuve, menacée, s’est révélée résiliente, authentique et forte", s’est félicité le 46ème président des États-Unis. "L’intégrité de nos élections a été préservée. Maintenant, il est temps de tourner la page, de nous rassembler", a-t-il dit en s’adressant à un pays profondément divisé. Mais que souhaite-t-il faire pour y parvenir ? Quelles seront ses priorités une fois investi à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain ? La première urgence de l’équipe Biden sera de lutter contre l’épidémie de Covid-19 qui continue de faire des ravages dans le pays. Plus de 307 000 personnes sont décédées de la maladie depuis le début de l’épidémie dans le pays et le bilan s’alourdit chaque jour un peu plus. La première puissance économique mondiale est confrontée à un rebond spectaculaire de l'épidémie depuis la fête de Thanksgiving, dépassant désormais régulièrement les 200 000 cas quotidiens et les 3 000 décès par jour. Hier, le pays a ainsi enregistré plus de 3200 morts et presque 250.000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'université Johns-Hopkins, qui font référence. Quelque 113.000 personnes sont par ailleurs actuellement hospitalisées à cause du virus, selon les données du ministère américain de la Santé. Une situation jugée de plus en plus incontrôlable qui inquiète les experts sanitaires. Robert Redfield, le directeur du centre de contrôle des maladies (CDC), a ainsi avertit que "décembre, janvier et février seront des temps très durs" et certainement "la pire période sanitaire de l’histoire [du] pays". Car la campagne de vaccination qui vient d’être lancée dans le pays ne produira ses effets quand dans plusieurs mois. Or, si Donald Trump continue de jouer la sourde oreille - une vingtaine d’événements festifs sont prévus à la Maison-Blanche durant le mois de décembre - Joe Biden entend lui donner dès sa prise de fonction des recommandations claires : il souhaite en effet demander aux Américains de porter le masque dès le 20 janvier et pendant 100 jours pour freiner les contaminations. Il prévoit aussi une stratégie nationale sur la Covid-19, une loi d'envergure présentée au Congrès pour financer une campagne nationale de tests et il a promis la gratuité du vaccin pour tous. L’autre urgence du 46ème président des États-Unis sera de relancer une économie dévastée par la crise sanitaire. Pour cela, Joe Biden entend mettre en œuvre son programme économique fondé sur un plan massif d'investissement dans les infrastructures et par un verdissement de l’économie qui passera notamment pas l’abandon du charbon. Joe Biden ayant déjà indiqué que les États-Unis réintégreront l’accord de Paris. Ce plan de relance sera financé en grande partie par des hausses d'impôts pour les citoyens les plus riches et les entreprises. Mais il n’est pas certain que ce programme puisse être mis à exécution tel quel si les démocrates n'obtiennent pas la majorité au Sénat en janvier prochain. Autre "caillou dans la chaussure" de Joe Biden : son fils Hunter Biden. Après avoir connu des problèmes de drogue, été cité dans l’"affaire ukrainienne", ce dernier a révélé avoir appris début décembre qu’il faisait l’objet d’une enquête. L’État du Delaware veut savoir s'il a omis de déclarer les revenus provenant d'accords avec des investisseurs Chinois. "Je prends ce sujet très au sérieux mais j'ai confiance : une analyse professionnelle et objective de ces sujets prouvera que j'ai géré mes affaires légalement et de façon appropriée, avec l'aide de conseillers fiscaux professionnels", a-t-il déclaré. On ignore exactement quels sont les contours de l'enquête évoquée, mais elle ne serait pas unique : en plus de l'enquête ouverte dans le Delaware, une autre le viserait dans l'État de New York, selon Politico. Joe Biden va devoir nommer un ministre de la Justice qui devra potentiellement superviser ces enquêtes. Alors qui est Hunter Biden, le fils controversé, cible des attaques républicaines ? Joe Biden dit vouloir mettre en œuvre un New Deal pour reconstruire le pays. Mais peut-il vraiment relancer les Etats-Unis ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 17.12.2020
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    MACRON CONTAMINÉ, CLUSTER À L’ÉLYSÉE 16-12-20

    MACRON CONTAMINÉ, CLUSTER À L’ÉLYSÉE 16-12-20Les invité.e.s :ROLAND CAYROLPolitologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (Cetan)NATHALIE SAINT-CRICQÉditorialiste politique à « France Télévisions »BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »SOAZIG QUÉMÉNERRédactrice en chef du service politique de « Marianne »L’annonce a été faite ce matin peu avant 10h30 par un communiqué de l’Elysée. Le président de la République "a été diagnostiqué positif à la Covid-19 ce jour. Ce diagnostic a été établi suite à un test RT-PCR réalisé dès l’apparition des premiers symptômes. Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le chef de l’État va s’isoler pendant 7 jours" et "continuera de travailler à distance". Son épouse, cas contact mais qui "ne présente aucun symptôme", s’est elle aussi placée en isolement, tout comme le Premier ministre. Jean Castex a vu Emmanuel Macron en tête à tête mardi soir. Il a également participé à un dîner politique qui s’est tenu mercredi soir à l’Elysée autour du chef de l’État, comme l’a révélé Le Point, au sujet de la préparation des élections régionales. Étaient également présents le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, le président du MoDem, François Bayrou, le délégué général de LRM, Stanislas Guerini, les conseillers politiques d’Emmanuel Macron, Thierry Solère et Stéphane Séjourné, le président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, celui du groupe Modem, Patrick Mignola, et le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Le président de l’Assemblée nationale qui avait également participé à un déjeuner mardi avec le chef de l’État est lui aussi parti s’isoler. De même pour les présidents de groupes politiques également présents, comme Valérie Rabault (PS), Olivier Becht (Agir ensemble) ou Stanislas Guerini (LREM). Lundi Emmanuel Macron avait rencontré les membres de la Convention pour le Climat. Le débat avait duré quatre heures. Son voisin de table, le ministre Marc Fesneau est lui aussi cas contact. Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol et Charles Michel, président du Conseil européen, ont également indiqué s'être mis à l'isolement par précaution. Mais la liste pourrait s’allonger ces prochaines heures, Emmanuel Macron ayant rencontré des dizaines de personnes ces derniers jours, notamment l'ensemble des dirigeants des Vingt-Sept les jeudi 10 et vendredi 11 décembre. Alors maintenant que va-t-il se passer ? Pour l’instant, l’Elysée verrouille la communication et renvoie au communiqué de presse publié ce matin alors que dans la classe politique l’heure ne semble pas être à la concorde nationale . Sur Twitter, le député LFI Éric Coquerel a ironisé sur un "irresponsable, porteur du Covid", qui "organise un déjeuner de plus de 10 personnes, sur invitation contrainte et pourtant sans protection barrière, rue du faubourg St-Honoré", alors que "dans le même temps on ferme des lieux, de culture notamment, où les gestes barrières étaient bien plus respectés". "Apparemment, Emmanuel Macron n'a pas "fait aussi attention que nécessaire". Bon rétablissement au chef de l'État. En espérant que son isolement calme le mépris de sa Macronie pour le pays", a de son côté tweeté son collège François Ruffin, rappelant les propos tenus par le président de l'Assemblée, Richard Ferrand sur France Inter il y a quelques semaines.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 16.12.2020
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    VACCINATION : « DANS LES TOUT PROCHAINS JOURS » 16-12-20

    VACCINATION : « DANS LES TOUT PROCHAINS JOURS » 16-12-20Les invité.e.s :Dr Jean-Paul HAMON Président de la Fédération des Médecins de France Auteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » Pr. Hervé CHNEIWEISS Neurologue, directeur de recherche au CNRSPrésident du comité d'éthique de l'Inserm Pr CHRISTINE ROUZIOUXProfesseure émérite en virologie à l’hôpital Necker Membre de l’Académie de médecine Pr ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève Un vaccin contre le Covid-19 en Europe avant Noël ? L'Agence européenne des médicaments (EMA) a décidé d’accélérer la cadence et devrait se prononcer sur le vaccin Pfizer-BioNTech la semaine prochaine. Dès le feu vert donné par le régulateur européen, "les vaccinations pourront commencer immédiatement" et "le même jour" dans tous les pays européens a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen. Les premières vaccinations pourraient donc intervenir avant la fin de l’année en France et selon la stratégie vaccinale du gouvernement examinée cet après-midi à l’Assemblée nationale, les premiers vaccinés seront les résidents d'Ehpad ainsi que le personnel de ces établissements. Viendront ensuite "entre février et mars" les personnes présentant des facteurs de risques, puis la campagne "grand public" à partir du printemps. L’exécutif espère ainsi vacciner 15 millions de Français d'ici l'été, 1 million d'ici janvier... Mais seront-ils partants ? "Optimiste", Alain Fischer, chargé de conseiller le gouvernement sur la campagne de vaccination contre le COVID-19 en France, a affirmé ce mercredi sur France Inter qu’il serait "irresponsable" de trop "attendre" pour commencer les vaccination. Jugeant également "absolument légitime" qu'une partie de la population se pose des questions sur les différents sérums qui commencent à être administrés à travers la planète, il a mis en avant l’importance "d'informer de façon transparente et complète" afin " d'obtenir au mieux l'adhésion de la population, et d'abord des professionnels de santé eux-mêmes". Mais selon un sondage interne réalisé par la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne solidaires (Fehap) seuls 19 % des soignants en Ehpad seraient aujourd’hui prêts à se faire vacciner. Les pensionnaires et leurs représentants accepteraient, eux, à une courte majorité d'être vaccinés, avec 53 % de "oui" et 38 % de "non". Plus largement, d’après d’autres enquêtes, une majorité des Français, près de 60 %, n’auraient pour l’instant pas l’intention de se faire vacciner contre le Covid-19 lorsqu’un vaccin sera disponible. En Allemagne où des signaux d'impatience avaient été envoyés ces derniers jours par les autorités à l’EMA, c’est le risque de pénurie de vaccins qui suscite des interrogations. Alors que le pays est confronté à une forte seconde vague, avec 952 morts au cours des dernières 24 heures, le ministre de la Santé Jens Spahn a calculé que, pour stopper la pandémie, 55 à 65 % des Allemands devraient être vaccinés, soit 46 à 54 millions de personnes. L'Allemagne aura besoin pour cela d'une centaine de millions de doses de vaccin anti-Covid-19. Or, au premier trimestre 2021, l'Allemagne ne recevra que 7 millions de doses. C'est le contingent que lui a attribué l'Union européenne, responsable des achats pour l'ensemble des 27. Les États-Unis qui débutent la plus grande campagne de vaccination américaine jamais connue, recevront eux 20 millions de doses au mois de décembre. Le déploiement du vaccin, d’abord pour les personnels soignants et dès la semaine prochaine pour les résidents des maisons de retraite, doit permettre au pays, qui fait face à une explosion des cas de coronavirus depuis un mois et demi, de vaincre l’épidémie qui a provoqué la mort de près de 300 000 personnes. Au Royaume-Uni, où près de 140.000 personnes ont été vaccinées contre le Covid-19 en une semaine, la campagne se poursuit et l’organisation se met en place doucement. Car au-delà des difficultés des difficultés de stockage du vaccin, sur les 40 millions commandées, moins d'un million de doses auraient été effectivement livrées à ce jour dans le pays. Par ailleurs, suite aux réactions allergiques observées chez deux soignants très allergiques qui sont "désormais guéris", le protocole a été modifié : les personnes doivent rester 15 minutes en observation après chaque injection. Il est par ailleurs recommandé de ne pas vacciner "toute personne ayant un historique de réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture (comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d'adrénaline)". De son côté, la Chine - qui a décidé depuis plusieurs mois de commencer à injecter des vaccins toujours en phase d’essai - revendique déjà plus d'un million de personnes vaccinées dans le pays. Parmi elles figurent des diplomates, des gens qui voyagent pour leur travail, des directeurs d'école ainsi que des employés qui travaillent dans des zones à risque comme les aéroports, les ports, les douanes. Des étudiants se font aussi vacciner pour partir dans les universités en Europe ou aux États-Unis. Eux sont volontaires et doivent payer 50 euros pour les deux injections.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 15.12.2020
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    MACRON, JADOT, HIDALGO… A MOI LES VERTS ! 15-12-20

    MACRON, JADOT, HIDALGO… A MOI LES VERTS ! 15-12-20Les invité.e.s :ROLAND CAYROLPolitologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse CORINNE LHAÏK Journaliste à « L’Opinion » - Auteure de « Président cambrioleur, la plus fascinante des enquêtes sur Emmanuel Macron » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences PoSOPHIE DE RAVINEL Grand reporter politique au « Figaro »Un référendum sur le climat avant la fin du quinquennat ? C’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron hier soir après quatre heures de discussions avec les membres de la Convention citoyenne qui lui réclamaient des "décisions fortes" pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agirait là d’inscrire la défense de l’environnement et de la biodiversité dans le premier article de la Constitution. Cela fait quinze ans que les Français n’ont pas été consultés à travers ce procédé. Mais avant cela, il va falloir que les députés et les sénateurs se mettent d’accord sur un même texte. Or, si le parti présidentiel a la majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat c’est la droite qui est majoritaire. Et les oppositions dénoncent un gadget politique à quelques mois de la présidentielle, rappelant que la charte de l’environnement a déjà été intégrée à la Constitution en 2004. Ainsi Christian Jacob (LR) y voit de la "démagogie", Bruno Retailleau (LR) un "coup de com", Jordan Bardella (RN) du "cinéma", Rachid Temal (PS) un "écran de fumée". "Si c’est pour amuser la galerie, on est juste sur une question d’affichage", a tranché pour sa part Éric Coquerel (LFI), qui approuve pourtant le principe. Quand du côté des écologistes, la proposition est loin de faire l’unanimité. C’est "un cadeau empoisonné pour l’écologie car le débat ce sera pour ou contre Macron" a affirmé la présidente de Génération Ecologie Delphine Batho. L'eurodéputé EELV Yannick Jadot qui ne cache pas son envie de se lancer dans la course présidentielle a indiqué qu’il allait faire "campagne pour le oui" au référendum tout en dénonçant "le cynisme et l'opportunisme d'un président qui n'a jamais fait de l'écologie qu'un slogan, des promesses trahies, et maintenant un coup politique". Cyril Dion, cinéaste, écrivain, et un des trois garants de la Convention citoyenne sur le climat s’est dit "Content" de voir le chef de l’Etat aller "au bout de cet engagement, au moins sur ce point". Il a expliqué que cela "permettra dans beaucoup de procédures judiciaires qui sont engagées de protéger beaucoup plus la nature", tout en décriant le fait que le président de la République n’a pas "tenu son engagement sur un certain nombre d'autres choses". Quant à Matthieu Orphelin (ex-LREM), qui juge cette éventuelle réforme "utile" mais "pas essentielle", il y voit également une stratégie politique qui permet au président de la République aujourd’hui de "désaxer la discussion" et ce alors que l’on a très peu de chances que le processus en vue du référendum aille "au bout dans le quinquennat", à cause de la configuration du Sénat. Interrogé ce matin sur le calendrier, Jean Castex a dit lui espérer que le scrutin puisse être organisé "si possible" avant la fin du quinquennat mais que le contexte sanitaire décidera. Alors un référendum sur le climat pour quoi faire ? Que retenir des conclusions de la Convention citoyenne sur le climat ? Quel est le bilan écologique d’Emmanuel Macron ? Pourquoi courtise-t-il les chasseurs ? Enfin qui est Yannick Jadot ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 14.12.2020
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    DETTE COVID : ON EFFACE TOUT ? 14-12-20

    DETTE COVID : ON EFFACE TOUT ? 14-12-20Les invité.e.s :PHILIPPE DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceFANNY GUINOCHETJournaliste spécialiste des questions économiques et sociales Chroniqueuse à « France Info »BRUNO JEUDY – en duplexRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »MATHIEU PLANE – en duplexÉconomiste à l'OFCEDirecteur adjoint du département Analyse et prévisionCe lundi 14 décembre, restaurateurs, hôteliers et gérants de discothèque manifestent à Paris pour réclamer la réouverture « le plus rapidement possible » de leurs établissements. Ces derniers, qui doivent rester fermés au moins jusqu’au 20 janvier prochain, subissent la crise économique de plein fouet. Arrêtés depuis le 30 octobre, et après plusieurs mois de fermeture au printemps dernier, ils craignent de ne pas pouvoir rouvrir comme attendu, à l’image des lieux culturels qui devaient reprendre du service le 15 décembre et qui devront finalement patienter jusqu’au 7 janvier. Invité ce matin sur franceinfo, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s‘est voulu prudent et a conditionné la réouverture de ces lieux à l’évolution de la situation épidémique. « Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et les restaurants le 20 janvier », a-t-il déclaré. En attendant, il a fait savoir qu'il mobiliserait 20 milliards d'euros supplémentaires dans le projet de budget pour 2021, en discussion ce lundi à l'Assemblée nationale, pour maintenir plus longtemps que prévu les aides d'urgences aux entreprises. Mais est-ce vraiment suffisant ? De son côté, l’Allemagne a décidé de durcir drastiquement les restrictions et a annoncé un « reconfinement » dès ce mercredi. Les commerces dits « non-essentiels » seront à nouveau fermés ainsi que les écoles, au moins jusqu’au 10 janvier. Ces nouvelles mesures ont été décidées après une flambée du nombre de contaminations dans le pays. Dans le même temps, l’Union européenne a enfin validé, jeudi 10 décembre, son plan de relance post-Covid grâce à la levée du veto de la Pologne et de la Hongrie. Ce sont près de 750 milliards d’euros qui vont enfin être répartis entre les pays européens avec notamment 65 milliards d'euros pour l'Italie, 59 milliards d'euros pour l'Espagne et 40 milliards d'euros pour la France. Un plan de relance historique qui devrait permettre aux États de relancer leurs économies durement affectées par la crise sanitaire, quitte à générer une énorme dette pour les générations futures. Justement, comment rembourser cette dette ? La dette française -générée par la crise de 2020- a atteint 186 milliards d’euros et pourrait représenter plus de 120% de notre PIB à la fin de l’année. Certains hommes politiques comme Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon demandent à ce qu’elle soit partiellement ou totalement annulée. D’autres, comme l’économiste Thomas Piketty, estiment qu’il faudra taxer les plus riches. Selon lui, ces derniers devront nécessairement être mis à contribution, « tôt ou tard ». Un constat partagé par la prix Nobel d’économie Esther Duflo qui milite pour le rétablissement de l’ISF. Taxer les plus riches et redistribuer aux plus pauvres ? Étudiants, intérimaires, chômeurs, artisans… La crise sanitaire a fait basculer un million de Françaises et Français dans la précarité depuis le début de la pandémie. Ils s’ajoutent désormais aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté. Concrètement, comment va se traduire le plan de relance européen ? La France pourra-t-elle vraiment rembourser sa dette liée au Covid ? Qui sont ces Français qui ont basculé dans la pauvreté ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 12.12.2020
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    VACCINS : LA FRANCE EN RETARD ... OU PRUDENTE ? 12-12-2020

    C dans l'air du 12 décembre :Covid : la planète se vaccineLes invité.e.s :Brigitte AUTRAN, immunologue à la Pitié-Salpêtrière, membre du comité scientifique sur les vaccins Covid-19Dominique SEUX, directeur délégué de la rédaction des « Echos »Christian BRECHOT, virologue, président DU GLOBAL VIRUS NETWORKCaroline TOURBE, journaliste sciences et médecine au « Point »Ce vendredi, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, a annoncé son autorisation pour l’utilisation en urgence du vaccin du duo Pfizer-BioNTech aux États-Unis. « Le premier vaccin contre le Covid-19 sera administré dans moins de vingt-quatre heures », s’est félicité Donald Trump dans une vidéo publiée sur Twitter dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre. Après le Canada, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, le Mexique et le Bahrein, les USA deviennent le 6e pays a donné leur accord pour une campagne de vaccination. Dès à présent, 3 millions de doses doivent être envoyées directement aux hôpitaux, pharmacies et sites désignés par chacun des Etats et quelques grandes villes. 3 millions de doses supplémentaires seront envoyées trois semaines plus tard pour le rappel du vaccin.Au Royaume-Uni, alors que la campagne a débuté le 8 décembre dernier, des réactions allergiques ont été diagnostiquées sur des patients, quelques minutes après avoir reçu le vaccin de Pfizer et BioNTech. Les autorités sanitaires anglaises ont donc décidé de ne plus l’administrer aux personnes ayant connu de fortes réactions allergiques par le passé. En France, le professeur Éric Caumes a quant à lui émis des réserves sur ces vaccins à base de matériel génétique (ARN messager) : « Pour l'instant, je ne sais pas ce que ça vaut. Je n'ai pas le recul nécessaire. Je n'ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins », s’est-il inquiété mardi 8 décembre sur France Inter.Dans l’intervalle, le laboratoire français Sanofi et son associé britannique GSK ont annoncé le report de leur vaccin à la fin de l’année 2021. La faute à de mauvais résultats notamment sur les personnes âgées pour lesquels les tests ont fait état d’une « faible réponse immunitaire » chez cette population prioritaire. Un retard dû aussi à la technique utilisée qui consiste à injecter une protéine du virus et un adjuvant dans le corps. La phase 2 des tests doit être lancée en février 2021. Un raté pour le laboratoire français qui se retrouve à la traîne face à ses concurrents qui, eux, se basent sur la méthode novatrice de l’ARN messager qui leur permet d’aller plus vite dans l’élaboration du vaccin.L’arnaque du remdesivir. Cet antiviral, vendu à prix d'or par le laboratoire Gilead et plébiscité par Donald Trump, a finalement été discrédité. En octobre dernier, l’OMS a publié une recommandation contre l’utilisation de ce traitement qui ne présenterait aucun bénéfice pour lutter contre le Covid-19. De plus, il présenterait de nombreux inconvénients comme des effets secondaires importants et un lourd protocole en termes de ressources et de logistique puisqu’il est administré par voie intraveineuse. Pourtant, nombreux sont les pays qui ont acheté au prix fort ce médicament dont l’efficacité n’a jamais été avérée.Comment va se dérouler la campagne de vaccination aux États-Unis ? Alors que les laboratoires étrangers enchaînent les réussites, la France est-elle en train de se faire distancer ? Comment le remdesivir a-t-il pu être vendu à prix d’or à de nombreux pays alors que son efficacité n’a jamais été prouvée ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 11.12.2020
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    NOËL SAUVÉ, NOUVEL AN SACRIFIÉ 11-12-20

    NOËL SAUVÉ, NOUVEL AN SACRIFIÉ 11-12-20Les invité.e.s :CÉCILE CORNUDETÉditorialiste politique aux « Echos »FANNY GUINOCHETJournaliste spécialiste des questions économiques et socialesChroniqueuse à « France Info »BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »RICHARD HANDSCHUH Médecin généraliste – Membre du syndicat MG FrancePetit Noël à six adultes et pas de "bamboche" à prévoir pour ce Nouvel An. Alors que le nombre des contaminations est reparti à la hausse plus depuis plusieurs jours, avec 14 000 nouveaux cas de Covid-19 ces dernières 24 heures, l'allègement du confinement à partir du 15 décembre sera finalement bien plus restrictif que ce qu’envisageait l’exécutif voilà quelques semaines. Le Premier ministre Jean Castex a ainsi annoncé jeudi soir que le couvre-feu initialement prévu à 21 heures à partir de cette date sera avancé à 20 heures. Il ne s’appliquera pas le 24 décembre mais il sera en revanche en vigueur durant la soirée du 31 décembre. Par ailleurs, là encore contrairement à ce qui était espéré, les cinémas, musées et théâtres resteront fermés pendant les trois prochaines semaines. Les objectifs fixés par le président de la République il y a quinze jours, comme celui d’arriver à moins de 5 000 cas de contamination par jour, ne sont pas atteints. "La situation s’est considérablement améliorée […] Mais, nous sommes sur une sorte de plateau. Le nombre de nouvelles contaminations ne se réduit plus et il tend même à légèrement augmenter depuis quelques jours. La partie est loin d’être gagnée", a expliqué le chef du gouvernement qui veut à tout prix éviter à quelques semaines des fêtes "un effet Thanksgiving". Depuis ces festivités familiales, fin novembre, l’Amérique du Nord connaît un rebond important de l’épidémie. Pour y parvenir, l’exécutif mise notamment sur le lancement ces prochaines semaines d'opérations de dépistage massif dans plusieurs agglomérations ainsi que sur un renforcement des contrôles. Et si certains gardaient peut-être l'espoir que les sorties nocturnes seront possibles le soir de la Saint-Sylvestre, s'attendant à une certaine indulgence de la part des forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur leur a répondu de façon très claire : il n'y aura "pas de consignes d'indulgence" et les contrôles seront "renforcés" le soir du 31 décembre. Des annonces qui ont eu l’effet d’une douche froide pour beaucoup et ont suscité la colère des acteurs du secteur de la culture qui se préparaient depuis des semaines à reprendre du service. "La culture est donc une fois de plus sacrifiée", a déploré sur les réseaux sociaux le violoncelliste Gautier Capuçon, résumant un sentiment répandu depuis les grands musées jusqu'aux cinémas et théâtres. "Nous sommes consternés et révoltés", a déclaré de son côté le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français, Marc-Olivier Sebbag, qui crie aux deux poids, deux mesures. "On laisse ouverts sans changement sauf le couvre-feu des lieux qui ont favorisé le brassage et les éventuelles contaminations comme les commerces et les transports, sans distanciation sociale. Par contre, ceux qui ont des protocoles hyper-stricts on ne les ouvre pas alors qu'il n'y a aucun risque. C'est incompréhensible, c'est une immense injustice", s'indigne-t-il. Un sentiment d’injustice et un désarroi que l’on retrouve également dans le secteur de la restauration. Après avoir participé à des manifestations, comme à Nantes, le 30 novembre dernier, des cafetiers et restaurateurs se disent prêts désormais à mener des actions plus musclées pour pouvoir rouvrir. Alors le gouvernement a-t-il pris la bonne décision ? Pourquoi le nombre des contaminations reste-t-il à un niveau élevé ? Enfin au moment où l’Europe doit faire face à des "situations très critiques" dans "beaucoup d’endroits" selon les mots d’Emmanuel Macron, plusieurs pays ont décidé de prendre des mesures plus drastiques à l’approche des fêtes. Quelles sont-elles ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 10.12.2020
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    ERDOGAN / MACRON : L’ESCALADE ET LES SANCTIONS 10/12/20

    ERDOGAN / MACRON : L’ESCALADE ET LES SANCTIONS 10/12/20Les invité.e.s :François CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche » AGNÈS LEVALLOISMaître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)Delphine MINOUI Journaliste, correspondante à Istanbul pour “Le Figaro” ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale à « France 24 »Basilique Sainte-Sophie transformée en mosquée, interventions en Syrie et en Libye, manœuvres dans la zone maritime de la Grèce, envoie des miliciens syriens pour épauler l’Azerbaïdjan, achat d'armes russes … Le président turc Erdogan multiplie depuis 2016 coups d’éclat et actes expansionnistes, galvanisé par ses ambitions nationalistes sur fond de nostalgie de la grandeur ottomane et encouragé par la mollesse des réactions de l’Occident. Mais le vent serait-il en train de tourner ? Devant l’accumulation des provocations, Washington a dénoncé le 2 décembre dernier les «manquements» de la Turquie aux règles de l’Alliance Atlantique et "la politique du fait accompli" menée par Ankara dans plusieurs crises régionales. Lâchée par les États-Unis, la Turquie est également devenue un dossier majeur pour les 27 qui se retrouvent ces jeudi 9 et vendredi 10 décembre à Bruxelles pour un nouveau sommet européen au programme copieux. Car si les dirigeants européens avaient exigé de la Turquie, le 1er octobre dernier, qu’elle cesse ses différentes actions provocatrices ou belliqueuses déjà condamnées par le passé, force est de constater que les tensions ne sont pas, du tout, retombées en Méditerranée ou entre Paris et Ankara. Ainsi les événements du Parc des Princes de mardi soir ont été une nouvelle fois le prétexte d’une tribune politique de Recep Tayyip Erdogan, toujours très offensif quand il s’agit de la France devenue selon lui "un lieu où se concentre la parole raciste. Avant cela, le président turc avait appelé à boycotter les produits français, accusant Emmanuel Macron d’"islamophobie" pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet. Il l’avait également accusé de mener une "campagne de haine" contre l’islam. Et après avoir mis en cause, fin octobre, son ”état de santé mentale”, il a émis la semaine dernière l’espoir de voir la France "se débarrasser le plus tôt possible" de lui, estimant qu’il était un "problème" pour le pays. Personnellement visé par le président turc, Emmanuel Macron entend pousser pour l’adoption de sanctions. Mais il va devoir convaincre ses partenaires et en premier lieu l’Allemagne. Le pays d’Angela Merkel, qui compte une importante communauté turque, a jusqu’à présent bloqué leur adoption dans l’espoir de trouver un accord pour "développer une relation réellement constructive avec la Turquie". Jusqu’où ira le bras de fer entre Macron et Erdogan ? Le temps des sanctions européennes est-il venu ? Pourquoi l’Allemagne semble en retrait sur ce dossier ? Quel poids représente la Turquie en Allemagne ? Et quelle est la stratégie turque vers l’Afrique ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 09.12.2020
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    BREXIT : ALORS BORIS, TU VEUX OU TU VEUX PAS ? 09/12/20

    BREXIT : ALORS BORIS, TU VEUX OU TU VEUX PAS ? 09/12/20Les invité.e.s :ANNE-ELISABETH MOUTETJournaliste « The Daily Telegraph »CATHERINE MATHIEU Économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennesPHILIP TURLEÉditorialiste en politique internationale à « France 24 »JEAN-DOMINIQUE GIULIANIPrésident de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERILe Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se retrouvent ce mercredi à Bruxelles pour tenter de débloquer les négociations post-Brexit. Cette rencontre au sommet intervient à trois semaines de la rupture définitive entre Londres et l'Union européenne après des mois de pourparlers sur les sujets qui fâchent et la menace accrue d'un no-deal avec des conséquences économiques importantes pour les deux parties. Car si depuis mars les discussions ont avancé sur plusieurs points, Britanniques et Européens achoppent toujours sur les trois mêmes sujets : l’accès aux eaux britanniques que les Européens souhaitent garder, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées par l'UE (que Londres refuse) en matière de concurrence en échange d'un accès sans droits de douanes ni quotas au marché du continent. Des points de blocage qui sont toujours l’objet d’un bras de fer intense et laissent entrevoir la possibilité d’un départ sans accord. D’autant que dans cette phase finale des discussions, le Royaume-Uni continue de souffler le chaud et le froid. Ainsi après avoir brandi la menace d’un retour des frontières avec l’Irlande du Nord envers et contre l’accord conclu en janvier avec les Européens, ce dernier a rétropédalé. Mardi 8 décembre 2020, les deux partis ont convenu d’un "accord de principe" sur les dispositions douanières spécifiques à l’Irlande du Nord, censées éviter le retour d'une frontière avec la République d'Irlande. La nouvelle a soulagé l'Irlande, en première ligne du choc qui s'annonce le 31 décembre prochain à la fin de la période de transition quand le Royaume-Uni va sortir du marché unique et de l'union douanière. Dublin a exprimé l'espoir que "l'élan va se poursuivre dans les négociations" en cours. De son coté, Boris Johnson a jugé, ce mercredi, qu’il était encore possible d’arriver à un "bon accord" commercial post-Brexit avec l’Union européenne malgré des exigences de Bruxelles en l’état qu'"aucun Premier ministre ne devrait accepter". La rencontre de ce soir se déroulera à la veille d'un sommet des Vingt-Sept où quel que soit son résultat, le Brexit sera au cœur des échanges. Les États membres ont dit espérer un accord mais pas "à n'importe quel prix" et la France a averti qu'elle n'hésiterait pas à y mettre son veto si ses pêcheurs étaient sacrifiés. Alors en cas d'échec, que se passerait-il ? Si au 1er janvier le Royaume-Uni divorce de l’Europe sans accord, cela induirait tout d’abord le retour de droits de douanes avec des échanges commerciaux régis par les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). A très court terme, au vu du retour de contrôle aux frontières, cela induirait également des embouteillages au niveau du tunnel sous la Manche et des embarquements des bateaux. De longues files d’attente que l’on observe déjà à Calais depuis plusieurs semaines et qui exaspèrent riverains et professionnels des transports. Selon la préfecture, plus de 8000 camions franchissent aujourd'hui la Manche chaque jour dans chaque sens, contre 6000 en moyenne habituellement. Une augmentation du trafic qui s’expliquerait par le fait que les Britanniques seraient en train de remplir leurs stocks comme jamais par crainte des droits qui risquent d'être imposés à partir du 1er janvier. Sans accord, le Royaume-Uni sortirait également des négociations annuelles de l’UE sur la pêche et pourrait interdire l’accès à ses eaux aux bateaux européens. Par ailleurs, pour nombre de politologues, avec un Brexit dans ces conditions, la problématique de la frontière irlandaise ne manquerait pas de revenir dans les débats.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 08.12.2020
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    UN VACCIN, DES DOUTES ET DES QUESTIONS 08-12-20

    UN VACCIN, DES DOUTES ET DES QUESTIONS 08-12-20Les invité.e.s :PATRICK BERCHEMicrobiologiste - Membre de l'Académie de médecine CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine au « Point » HERVÉ CHNEIWEISS – En duplexPrésident du comité d’Éthique de l’Inserm ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX – En duplexProfesseure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris - Membre de l’Académie de médecineUne première dans un pays occidental. Le Royaume-Uni a lancé ce mardi sa campagne de vaccination contre la Covid-19. Une patiente âgée de 90 ans, Margaret Keenan, a été la première ce matin à recevoir le vaccin à l'hôpital de Coventry, dans le centre de l'Angleterre. Le pays, le plus endeuillé en Europe, avec plus de 61 000 morts liés à l'épidémie, a été le premier à donner son feu vert au vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech. "Cette journée marque une énorme avancée dans la lutte du Royaume-Uni contre le coronavirus", s'est félicité le Premier ministre Boris Johnson. "Mais la vaccination de masse prendra du temps", a-t-il mis en garde, appelant à continuer à respecter les restrictions en place. En Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord, la priorité est donnée aux résidents et employés des maisons de retraite. Suivront les soignants et les plus de 80 ans, et ainsi de suite par âge décroissant. Les autorités espèrent ainsi vacciner d'ici au printemps les neuf catégories prioritaires, qui comprennent les plus de 50 ans, les soignants et les personnes à risque. Mais le directeur médical du service public de santé (NHS), Stephen Powis a déjà prévenu : cette campagne qui s'ouvre s'apparente davantage à «un marathon» qu'à "un sprint". Et il s’agit aussi d’un défi logistique puisque ce vaccin doit être conservé à -70 degrés, ne peut rester que cinq jours dans un réfrigérateur normal et demande des temps de transport limité. En France où l’on attend le feu vert de l'Europe avant de lancer une campagne de vaccination, ce coup d’accélérateur outre-Manche sur le vaccin Pfizer de type ARN messager est regardé avec intérêt mais aussi scepticisme par certains scientifiques comme le professeur Eric Caumes. Pour l’instant, "Je ne sais pas ce que ça vaut" a expliqué ce matin au micro de France Inter le chef de service en maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière à Paris. "Je n'ai pas le recul nécessaire, je n'ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins. Donc me vacciner avec des produits que je ne connais pas, dont je n'ai des informations que par les communiqués de presse des laboratoires, c'est leur faire une confiance aveugle et absolue", a déclaré le professeur. De son côté, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué qu'elle tiendrait une réunion extraordinaire le 29 décembre "au plus tard" pour donner ou non son feu vert. En attendant cette décision et le lancement de la campagne de vaccination envisagée pour janvier prochain dans le pays, c’est surtout la crainte d’un rebond de l’épidémie qui inquiète actuellement les autorités alors que les contaminations ne baissent plus et que les hospitalisations ont augmenté à nouveau depuis deux jours. "Nous sommes sur un plateau", a constaté ce mardi le Premier ministre. En ce qui concerne l’assouplissement du confinement prévu le 15 décembre, "nous aviserons en fonction de l'évolution de ces données. Je garderai toujours la même ligne de conduite : priorité à la prévention et à la sécurité sanitaire de nos concitoyens" a indiqué Jean Castex qui s’exprimera plus longuement sur ce sujet jeudi lors d’une conférence de presse. En Chine en revanche, un an après l’apparition de la Covid-19 la situation sanitaire est sous contrôle et Pékin entend clairement se projeter dans une phase "post-épidémie". Le pays qui développe plusieurs candidats-vaccins contre la Covid-19 a lancé depuis quelques semaines des campagnes de vaccination dans plusieurs provinces. Plusieurs millions de personnes ont déjà reçu une dose de ces vaccins, toujours en phase d’essais et dont trois d’entre eux reposent sur la technologie dite des virus inactivés. Cette technique vaccinale, la plus ancienne, consiste à prendre un bout du virus, à le rendre inoffensif et à l'injecter dans le corps du patient pour que son système immunitaire développe une réponse appropriée. Selon CNN, les laboratoires chinois auraient déjà conclu des contrats pour vendre des centaines de millions de doses de leurs vaccins à des pays comme le Brésil, le Mexique, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis. Néanmoins contrairement à ceux développés par Pfizer, de Moderna ou d'AstraZeneca, on ne sait que très peu de choses sur eux, alors même qu'ils sont déjà utilisés et que les laboratoires qui les ont développés assurent qu'ils sont efficaces. Un flou qui suscite inquiétude et interrogations de certains spécialistes aussi bien en Chine qu'à l'étranger. Alors où en est la Chine dans la course au vaccin ? Que sait-on vraiment des vaccins de type ARN messager de Pfizer et de Moderna ? Enfin alors que depuis le début de la pandémie, pénuries et tensions dans l'approvisionnement de médicaments se multiplient. Que faire pour remédier à cette situation d’autant plus inquiétante que cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur ( Antibiotiques, anticancéreux, antiépileptiques, antiparkinsoniens) ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 07.12.2020
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    NOËL : LA MENACE DE LA TROISIÈME VAGUE 07-12-20

    Les invité.e.s :ÉRIC CAUMESChef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisEVE ROGERCheffe du service Société à « Europe 1 »CHRISTINE ROUZIOUX – En duplexProfesseure émérite en virologie à l’hôpital NeckerMembre de l’Académie de médecineANTOINE FLAHAULT – En direct de GenèveÉpidémiologisteDirecteur de l'Institut de santé globale de l'Université de GenèveUne histoire sans fin. Alors que le pic de la deuxième vague est passé et que le vaccin contre le Covid-19 arrive bientôt en France, le milieu médical et scientifique s’inquiète de l’approche d’une troisième vague pour début 2021. À quelques jours du déconfinement et des fêtes de fin d’année, la crainte d’un regain de l’épidémie se fait sentir au vu de chiffres qui stagnent. En effet, la courbe des nouveaux cas quotidiens semble avoir atteint un plateau autour des 10 000, chiffre encore loin du seuil de 5000 cas présenté par Emmanuel Macron comme l’objectif pour le déconfinement. À moins de trois semaines de Noël, le spectre d’une recrudescence de l’épidémie aggravée par les réunions familiales apparaît alors inévitable. Le constat est similaire dans de nombreux pays, et les solutions apportées parfois plus dures que chez nous. Au Québec, la virulence de l’épidémie a forcé le premier ministre François Legault à interdire dans la majeure partie du territoire les rassemblements familiaux pour Noël. En Italie, qui figure parmi les pays européens les plus gravement touchés par l’épidémie (on dénombre toujours 700 morts par jour en moyenne), des mesures drastiques ont été annoncées pour ne pas baisser la garde. Nos voisins transalpins auront l’interdiction de se déplacer entre régions à partir du 21 décembre et devront supporter un couvre-feu en vigueur pendant toute la période des fêtes, y compris les soirs de réveillon. Aux Etats-Unis, qui comptent près de 280 000 morts dus au coronavirus, la troisième vague de l’épidémie est déjà là depuis quelques semaines, et la flambée de cas affole aujourd’hui tous les compteurs, alors que les fêtes de Thanksgiving ont vu des millions d’américains se déplacer à travers le pays. À Las Vegas, les touristes reviennent petit à petit. Economiquement dévastée, Las Vegas voit ses inégalités s’accentuer, son chômage monter autour des 15 % et ses violences s’amplifier. Des symptômes d’une ville malade, qui symbolisent la crise dans le pays tout entier. Malgré des prévisions pourtant catastrophiques, un continent semble cependant s’en tirer : l’Afrique. Peu de malades ont développé des formes graves du covid-19, et les soupçons de sous-estimation des chiffres se sont tus face à l’absence de surmortalité inexpliquée. Alors que l’Afrique représente 17 % de la population mondiale, elle ne recense donc bien que 4% des cas de contaminations. Au Sénégal, le virus a même quasiment disparu et ce pays qui dénombre pourtant 16 millions d’habitants n’a enregistré « que » 331 morts depuis le début de l’épidémie. La jeunesse de sa population, l’expérience face aux précédentes épidémies ou la température pourraient être des explications. Alors, y a-t-il un risque de durcissement des mesures sanitaires en France avant noël ? Comment le gouvernement peut-il encore éviter une troisième vague ? Faut-il tirer leçon de la situation américaine d’après Thanksgiving ? Que nous enseigne l’exemple africain ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 05.12.2020
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    BREXIT, VACCIN… LE PARI DE BORIS JOHNSON 05-12-20

    BREXIT, VACCIN… LE PARI DE BORIS JOHNSONLes invité.e.s :JEAN-DOMINIQUE GIULIANIPrésident de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERIANNE-ELISABETH MOUTETJournaliste « The Daily Telegraph »AGNÈS-CATHERINE POIRIER – En duplexCorrespondante en Grande-Bretagne pour « L’Express »PHILIP TURLE – En duplexÉditorialiste en politique internationale à « France 24 »Mercredi 2 décembre, le Royaume-Uni a annoncé avoir autorisé le vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus, une première mondiale pour le pays européen le plus endeuillé par la crise sanitaire. Les vaccins doivent être administrés dès la semaine prochaine et les personnes âgées dans les maisons de retraite seront les premières concernées par cette campagne de vaccination. « Une nouvelle fantastique », a salué le Premier ministre britannique Boris Johnson. Une rapidité rendue possible « grâce au Brexit », selon le secrétaire d’Etat britannique à la Santé, Matt Hancock. Et de nombreux politiciens britanniques pensent la même chose, à l’image de Jacob Rees-Mogg, leader conservateur de la Chambre des communes : « Nous n’avons pu approuver ce vaccin si rapidement que parce que nous avons quitté l’Union européenne ». De leur côté, Européens et Américains attendent ce mois-ci la réponse de leurs agences sanitaires respectives sur l’approbation du vaccin de Pfizer-BioNTech. Dans le même temps, les négociations entourant le Brexit patinent toujours. « Les conditions d’un accord ne sont pas réunies, en raison de divergences importantes », ont expliqué dans des communiqués similaires le négociateur de l’Union européenne, Michel Barnier, et son homologue britannique, David Frost. Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doivent se rencontrer aujourd’hui pour débloquer la situation. Vers un no deal ? Entre 8 000 et 10 000 Anglais sont installés en Dordogne et les perspectives d’un Brexit sans accord ne les rassurent pas. Après Paris, la Dordogne est le département français qui attire le plus de Britanniques. Pour éviter de les voir fuir, le département a d’ailleurs pris des mesures puisqu’à partir du 31 décembre, date à laquelle la période de transition s’achève, tous les Britanniques devront demander un titre de séjour, sauf ceux qui ont la double nationalité. Le ministère de l'Intérieur français a donc ouvert, depuis le 1er juillet, un nouveau portail Internet pour faciliter toutes ces demandes. Une polémique qui enfle. La 4e saison de la série The Crown, diffusée sur Netflix, indigne la famille royale et les spécialistes de la couronne anglaise. En cause ? Certains faits qui n’auraient pas eu lieu. Les nombreuses critiques entourant le 4e volet de cette série montre bien que la famille royale demeure toujours un sujet très sensible outre-Manche. Est-ce le Brexit qui a accéléré l’approbation du vaccin au Royaume-Uni ? Quelles seront les conséquences sur les Britanniques vivant en France ? Comment la série The Crown a-t-elle semé le trouble dans la famille royale ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 04.12.2020
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    Noël : 6 à table… sans les enfants 05-12-20

    Noël : 6 à table… sans les enfantsInvitésPR CHRISTIAN BRÉCHOT Virologue - Président du Global Virus NetworkSOAZIG QUÉMÉNERRédactrice en chef du service politique de « Marianne »PATRICIA MOZDZAN - En duplexPsychologue clinicienne et psychanalysteDR FLORENCE LAPICA – En duplexMédecin généraliste à LyonPrésidente du syndicat MG France en Rhône-AlpesComment célébrer Noël cette année ? Jeudi, Jean Castex a recommandé aux Français de limiter à six, sans compter les enfants, le nombre de convives pour les repas de Noël et du Nouvel an. Car impossible, selon lui, de les fêter "comme les années précédentes" : "ces moments de rassemblements festifs et amicaux [...] sont particulièrement risqués" en ces temps de pandémie a expliqué le chef du gouvernement avant de rappeler l’importance du respect "des gestes barrière" et de la protection des "plus fragiles, en particulier nos aînés". Mais six à table pour Noël, pour certains cela devient un vrai casse-tête. Alors les Français vont-ils appliquer ces recommandations ? Selon un sondage Ifop paru dans Le Parisien, deux tiers des Français envisageraient de célébrer les fêtes de fin d'année avec la famille proche (conjoint, enfants), en raison des risques liés à la crise sanitaire. 10 % des Français prévoiraient d'être plus de 10, et 12 % envisageraient de fêter Noël seuls, notamment les personnes les plus pauvres et les plus âgées. La moyenne pourrait donc être de 5 adultes autour de la table, contre 8,5 en 2019. Par ailleurs, alors que l’exécutif a laissé entendre que les stations de ski françaises n'ouvriront pas leurs remontées mécaniques pour les vacances de Noël et que des "mesures restrictives et dissuasives" allaient être prises afin d'inciter les Français à ne pas se rendre dans les stations de ski situées à l'étranger, à peine plus un Français sur dix (11%) aurait l'intention de partir pendant les congés de fin d'année, soit deux fois moins qu'en 2019 (24%), toujours selon ce sondage. Le gouvernement qui redoute un brassage de populations, avec en tête l’expérience du Thanksgiving canadien du 12 octobre dernier, ayant entraîné deux semaines après une forte hausse des contaminations, envisage aussi de procéder dès décembre à des campagnes de tests massifs du Covid-19 dans trois métropoles de France. Le Premier ministre n’a pas précisé quelles métropoles seraient concernées mais a évoqué les régions du Nord, de la Normandie et d’Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif de l'opération, déjà menée dans d'autres pays d'Europe comme en Slovaquie et dans la ville anglaise de Liverpool, est de "tirer des enseignements préventifs et curatifs", notamment concernant les populations et les lieux de vie les plus touchés par la maladie. Ces tests massifs qui se feront sur la base du volontariat visent ainsi à mieux repérer les cas positifs qu'à l'heure actuelle. Cependant la méthode, notamment soutenue par l'épidémiologiste Catherine Hill, n'est efficace que si les cas positifs sont isolés le temps qu'ils ne soient plus contagieux. Sinon, "ça ne sert à rien", a convenu Jean Castex qui travaille parallèlement à un "renforcement de l’effectivité" de l’isolement de personnes malades. Selon France Bleu et Franceinfo, les campagnes massives de tests pourraient avoir lieu à Lille, Saint-Etienne et au Havre. De son côté, Santé publique France rappelle dans son dernier bilan épidémiologique que si tous les indicateurs de l'épidémie Covid-19 en France sont en baisse importante, leurs niveaux restent élevés. Plus de 12 000 nouveaux cas ont été confirmés ces dernières 24 heures et 2 490 nouveaux décès ont été déclarés la semaine dernière (23 au 29 novembre). Les régions les plus touchées demeure l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur, tant au niveau de la circulation du virus que de la pression à l'hôpital.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 03.12.2020
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    Europe : du rêve de VGE... au Brexit

    Europe : du rêve de VGE... au BrexitYves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Romain GUBERTJournaliste « Le Point »Patrick MARTIN-GENIER - En duplex Enseignant en droit publicSpécialiste des affaires européennesBéatrice GURREY - En duplexGrand reporter « Le monde »Toute sa vie durant, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, décédé ce mercredi 2 décembre 2020, a été un infatigable défenseur de la construction européenne. A l’Élysée, il a en partie façonné l'Europe telle qu'on la connaît aujourd'hui. Dès les premiers mois de son septennat en juillet 1974, il donne le ton : "La politique européenne ne fait plus partie de notre politique étrangère. Elle est autre chose et ne se sépare plus du projet fondamental que nous formons pour nous-mêmes".Partisan d’un approfondissement de l'intégration européenne, Valéry Giscard d'Estaing va alors avoir la chance d’être au pouvoir en même temps que son homologue allemand Helmut Schmidt avec qui il va travailler de concert. Leur entente est telle que c'est à cette époque qu'est créée l'expression "couple franco-allemand". Ensemble, ils vont mener trois réformes européennes majeures, qui ont à jamais marqué la construction européenne. Ainsi en décembre 1974, VGE participe à la création du Conseil européen, réunion régulière des chefs d’État ou de gouvernement européens. En 1978, c'est lui, avec Helmut Schmidt, qui propose la création du Système monétaire européen (SME), préfiguration de l'Union monétaire et de l'euro. Le dispositif voit le jour l’année d’après. Enfin, c'est sous son mandat qu'est décidée l'élection au suffrage universel direct du Parlement européen. Une disposition que ses deux prédécesseurs à l'Elysée avaient toujours refusée et qui aboutit en 1979 aux premières élections européennes. Remporté par l'UDF (le parti du président), ce scrutin porte Simone Veil à la présidence de la première Assemblée européenne.Après sa défaite à la présidentielle de 1981 contre François Mitterrand, l’ancien chef de l’Etat poursuit son engagement en faveur de l'Europe, notamment au Parlement européen, où il siège de 1989 à 1993. Ce natif de Coblence, en Allemagne, qui ambitionne de diriger l’Europe prend ensuite la tête de la convention chargée de rédiger une Constitution à l’échelle du continent qui sera finalement rejetée en 2005.Enfin, à la veille du réferendum sur le Brexit en 2016, l’ancien chef d’État qui dans un entretien accordé en Atlantico disait penser que le Royaume-Uni allait quitter l’Europe, estimait nécessaire que celle-ci se réforme en profondeur, "renégocie les traités qui organisent la gouvernance", si elle veut survivre. "L’Europe à 28, n’est pas gouvernable. Donc l’Europe ne peut pas continuer à fonctionner comme elle fonctionne actuellement. Cette Europe à 28 est incapable d’affronter les problèmes qui se posent aujourd’hui, la crise économique, la mondialisation" disait-il.Quatre ans après le référendum, les points de blocage restent nombreux entre Londres et Bruxelles malgré l'approche de la fin de la période de transition post-Brexit, le 31 décembre à minuit, moment qui marquera le départ du Royaume-Uni du marché unique. Des blocages que l’on retrouve également sur la question du budget et du plan de relance européen. La Pologne et la Hongrie s’opposent toujours à un mécanisme permettant de les priver de fonds en cas de violations de l’État de droit.Alors quel est l’héritage européen de Valéry Giscard d'Estaing ? Quel avenir pour l’Europe ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 02.12.2020
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    VACCINS : LES ANGLAIS Y VONT… ET NOUS ? 02-12-20

    VACCINS : LES ANGLAIS Y VONT… ET NOUS ? 02-12-20Les invité.e.s Dr Jean-Paul HAMONPrésident de la Fédération des Médecins de FranceAuteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » Eve ROGERCheffe du service société à « Europe 1 » Pr Bruno LINA – En direct de LyonVirologue au CHU de LyonMembre du Conseil scientifique Dr Françoise SALVADORI – En direct de DijonHistorienne de la vaccinationDocteure en virologie et immunologieAuteure de « Antivax, la résistance aux vaccins du XVIIIè siècle à nos jours »Les premières vaccinations contre la Covid-19 débuteront au Royaume-Uni dès la semaine prochaine. Les autorités britanniques ont donné ce mercredi leur feu vert au vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech. Cette décision "fait suite à des mois d’essais cliniques rigoureux et d’une analyse approfondie des données par des experts MHRA qui ont conclu que le vaccin répondait à ses normes strictes de sécurité, de qualité et d’efficacité", a indiqué le ministère de la Santé britannique. Le Royaume-Uni a commandé 40 millions de doses de ce vaccin, suffisamment pour vacciner 20 millions de personnes (deux doses pour chacune). Environ 10 millions de doses doivent arriver dans les prochains jours afin de commencer la campagne "dès le début de la semaine prochaine" a expliqué le ministre de la Santé. Parmi les personnes prioritaires pour le recevoir devraient figurer les résidents des maisons de retraite, les personnels soignants, les personnes âgées et les personnes les plus vulnérables. Avec ce coup net d’accélérateur outre-Manche, le Royaume-Uni devient le premier pays au monde à autoriser ce vaccin. Mais les États-Unis pourraient être le prochain puisque l'Agence américaine des médicaments (FDA) a aussi été sollicitée par Pfizer/BioNTech et, depuis lundi 30 novembre, par Moderna. En cas de feu vert, les deux vaccins pourraient être disponibles dès ce mois-ci outre-Atlantique, alors que le pays connait un regain de l’épidémie et paie le plus lourd tribut humain avec 270 450 morts de la Covid-19. En France en revanche, une première campagne "très ciblée, avec des vaccins de première génération", réservée aux personnes les plus vulnérables ne devrait pas commencer avant début janvier, selon le président de la République. Pourquoi une telle différence ? Tout simplement parce que la France attend le feu vert de l'Europe avant de lancer une campagne de vaccination. L'Agence européenne des médicaments (EMA) doit se prononcer le 29 décembre "au plus tard" sur l'autorisation d'un premier vaccin. Il devra ensuite être autorisé par la Commission européenne. Quelle sera alors la stratégie vaccinale française ? Cette dernière doit être détaillée ce jeudi 3 décembre par le Premier ministre et son ministre de la Santé. L'exécutif dispose de l'avis rendu en début de semaine par la Haute autorité de santé (HAS), qui a préconisé une campagne de vaccination en plusieurs phases successives, avec une priorité pour les personnes les plus à risque de forme grave et les plus exposées au virus. Les résidents de l'Ehpad et certains personnels seront prioritaires. Ensuite une autre campagne "plus large et plus grand public" devrait s'ouvrir "quelque part entre avril et juin", a déjà précisé le chef de l’État. Le chef de l’État a également réaffirmé qu'il ne serait pas question de rendre la vaccination obligatoire et qu'un collectif de citoyens sera créé "pour associer plus largement la population". Car l’un des enjeux de la campagne de vaccination va être de convaincre les nombreux sceptiques. Que ce soit par indifférence, peur ou conviction, 59 % des Français n'auraient pas l'intention de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage Ifop publié par le JDD dimanche dernier. Alors que la plupart des États du monde se préparent aux premières campagnes de vaccination, la France, pays de Pasteur et de l’invention du vaccin contre la rage, s’impose aujourd’hui comme un des pays les plus hostiles au vaccin. Ce alors que des interrogations sur l’origine du virus subsistent un an après son apparition, et que la gestion de la Chine est de nouveau pointée du doigt. Selon un rapport confidentiel rédigé par le centre de contrôle et de prévention du Hubei, province connue pour être l'épicentre mondial de la pandémie, et transmis à la chaîne CNN par un lanceur d’alerte, les autorités régionales auraient sous-estimé le nombre de contaminations, de même que le pouvoir chinois. Alors la Chine a-t-elle aussi bien géré l'épidémie qu'elle le prétend ? Quelle est la stratégie de vaccination en France ? Enfin qui sont les Français qui ne souhaitent pas se faire vacciner ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 01.12.2020
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    Qui a éliminé le cerveau du nucléaire iranien ? 01-12-20

    Qui a éliminé le cerveau du nucléaire iranien ?Les invité.e.s :FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »PIERRE SERVENTExpert en stratégie militaireAGNÈS LEVALLOIS – En DuplexConsultante spécialiste du Moyen-OrientARMELLE CHARRIER – En DuplexÉditorialiste en politique internationale à « France 24 »C'est une mort qui pourrait dégrader un peu plus les relations entre l'Iran et Israël et entraîner une nouvelle escalade des tensions dans la région. L'un des principaux responsables du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a succombé à ses blessures après une attaque au véhicule piégé, suivie d'une fusillade contre sa voiture, vendredi 27 novembre. Le ministère de la Défense iranien a annoncé la nouvelle, en précisant que la victime était le chef de son département recherche et innovation, chargé notamment de la "défense antiatomique". Le jour même, Téhéran a accusé le Mossad, les services secrets israéliens, d'être derrière cet assassinat et a promis des représailles. Alors que sait-on de ce scientifique iranien ? Le Mossad l’a-t-il assassiné ? Et surtout quelles pourraient en être les conséquences ? Le meurtre de ce scientifique est une lourde perte pour le programme nucléaire iranien. Mais au-delà de l’aspect militaire, son assassinat promet de compliquer les efforts diplomatiques annoncés par le président-élu des États-Unis Joe Biden. En effet, ce dernier même s’il ne peut être considéré comme un ami de l'Iran, n’a pas caché néanmoins sa volonté de faire réintégrer les États-Unis dans l’accord nucléaire iranien du 14 juillet 2015. Une volonté de renouer le dialogue qui était bien accueillie par le président iranien. Mercredi dernier, Hassan Rohani affirmait ainsi que Téhéran et Washington pouvaient revenir "à la situation qui prévalait" sous l'ère Obama et que cela pourrait "changer complètement le cours des choses". Mais l'assassinat vendredi de l'un des pères du programme nucléaire iranien, compromet, au moins à court terme, cette détente. Dès samedi le président iranien a accusé Israël de vouloir semer le "chaos" et a promis une riposte "en temps et en heure". Il a également prévenu que l’Iran ne tomberait pas dans le "piège" tendu selon lui par Israël. Mais les tenants de la ligne dure en Iran préconisent une réponse musclée à l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh qui pourrait considérablement envenimer les choses avant l’arrivée au pouvoir du nouveau président américain. Car elles pourraient, selon nombre d’experts, fournir le prétexte recherché par Washington de surenchérir par des frappes massives sur les sites nucléaires iraniens et ce dans les derniers mois restant de l’administration Trump. De son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a fait de l’Iran sa bête noire. Il a sorti unilatéralement son pays de l’accord en 2018, trois ans après la conclusion à Vienne de ce pacte que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a cessé de combattre. Les sanctions imposées ou réimposées par Washington ont plongé l’économie iranienne dans une violente récession et ont poussé l’Iran à suspendre l’application de la plupart de ses engagements, mais pas l’accès consenti aux inspecteurs de l’AIEA. Or désormais les voix s’élèvent en Iran pour demander la reprise du programme nucléaire et le départ des inspecteurs de l’AIEA alors que la stratégie de Téhéran, ces derniers mois, avait été de faire le dos rond dans l’attente de l’arrivée d’un nouveau président américain. Ainsi l’assassinat en janvier dernier du Général Soleimani, artisan de la stratégie régionale de l'Iran, n’a donné lieu qu’à des frappes contre les bases américaines en Irak avec information préalable de ces derniers de les évacuer. L’incendie du site des centrifugeuses de Natanz en juillet dernier, attribué aux israéliens n’a pas fait l’objet de représailles non plus. Alors qu’en sera-t-il aujourd’hui ? Que va faire Téhéran ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’administration de Joe Biden qui veut renouer le dialogue diplomatique avec l’Iran ? Quel bilan tirer de la politique de "pression maximale" mise en œuvre par Donald Trump dans la région ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 30.11.2020
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    L’ÉTAT DE CRISE PERMANENT 30-11-20

    L’ÉTAT DE CRISE PERMANENTLes invité.e.s :Roland CAYROLPolitologue - CETANNathalie SAINT-CRICQÉditorialiste politique à « France Télévisions »Brice TEINTURIER - EN DUPLEXDirecteur Délégué de l’institut de sondages IPSOSSOAZIG QUÉMÉNER – EN DUPLEXRédactrice en chef du service politique de « Marianne »Macron face à la colère des Français. Ce samedi, des manifestations contre la loi « sécurité globale » étaient organisées un peu partout dans le pays. À Rennes, Lyon, Paris ou encore Strasbourg, ils étaient 133 000 manifestants à battre le pavé selon l’Intérieur, 500 000 selon les organisateurs. En cause, la loi « sécurité globale, et plus particulièrement l’article 24, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, qui vise à pénaliser la diffusion malveillante d'images de forces de l'ordre. En fin de journée, des heurts ont éclaté dans la capitale avec près de 50 interpellations et une centaine de policiers et gendarmes ont été blessés, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Ce texte de loi, qui créé la controverse au sein même de la majorité, intervient dans un contexte tendu marqué par une semaine de violences policières : lundi, des migrants installés place de la République ont été violemment évacués par les forces de l’ordre tandis qu’un producteur de musique a été lourdement passé à tabac par des policiers, dans le 17e arrondissement de Paris, le 21 novembre dernier. Les images, qui ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, ont fortement choqué l’opinion publique. Le ministre de l’Intérieur doit être auditionné en fin de journée par la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour apporter des précisions sur ces différents événements. La colère aussi dans les stations de ski. Lors de sa conférence de presse, jeudi 26 novembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les stations de montagne seraient ouvertes mais pas les remontées mécaniques. Une annonce qui n’a pas tardé à faire réagir : des élus, députés, présidents de région et une quinzaine d'organismes et entreprises demandent à Emmanuel Macron la réouverture en décembre des remontées mécaniques. « Monsieur le président de la République, ne tuez pas la montagne française ! », ont-ils écrit dans une tribune, réclamant « un calendrier précis » et « en urgence un sommet de la montagne » autour de Jean Castex afin d’obtenir « un vrai plan de compensation à la hauteur du choc » économique. En France, les restaurateurs sont contraints de rester fermer au moins jusqu’au 20 janvier. Pour compenser les pertes, l’exécutif a déjà annoncé une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires. En visite à Reims, ce week-end, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué que le plafond d’indemnisation pour les entreprises -qui restent fermées à cause du coronavirus- va doubler, et atteindre les 200 000 euros par mois. Des aides pourtant jugées insuffisantes par la profession. En Allemagne, par exemple, les entreprises se verront verser jusqu’à 75% de leur chiffre d’affaires du mois de novembre 2019.Comment l’exécutif va-t-il réagir face à la forte mobilisation du week-end et après une semaine marquée par des violences policières ? Va-t-il devoir revoir sa copie concernant l’article 24 du texte de loi « sécurité globale » ? Les professionnels des sports d'hiver vont-ils obtenir gain de cause pour les fêtes de fin d’année ? Quid des restaurateurs ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 28.11.2020
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    LES COMMERCES REOUVRENT ... LES CLIENTS REVIENNENT 28-11-2020

    C dans l'air du 28 novembre :Réouverture des petits commerces : le jour JIl était temps. Magasins de jouets, boutiques de prêt-à-porter ou de maroquinerie, librairies, salons de coiffure… Ce samedi 28 novembre, les petits commerces ont pu rouvrir leurs portes avec un protocole sanitaire renforcé. Jauge de 8m2 par client, système de comptage pour les magasins de plus de 400m2, horaires d’ouverture élargis, dérogation pour le dimanche…, tout a été minutieusement préparé par Bercy et son ministre Bruno Le Maire. Depuis un mois, les commerces dit non-essentiels sont fermés au public, créant ainsi des pertes considérables pour leur chiffre d’affaires. Avec cette réouverture, et les fêtes qui approchent, ils espèrent sauver une partie de leur saison.Mais d’autres ne pourront pas rouvrir. C’est le cas des restaurants, bars, cafés, salles de sport ou encore discothèques. Pour les restaurateurs, il faudra attendre au moins le 20 janvier pour qu’ils puissent accueillir à nouveau du public. Une décision qui plonge le monde de la restauration dans un grand désarroi. En visite à Reims, avec le Premier ministre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé le doublement du plafond d’indemnisation mensuel, porté à 200 000 euros, pour les entreprises qui demeurent fermées. Plus tôt, l'exécutif avait proposé aux restaurateurs de choisir entre le fonds de solidarité jusqu'à 10.000 euros par mois ou le versement d'une nouvelle indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d'affaires mensuel réalisé à la même période en 2019. Mais ces aides sont loin de rassurer la filière. Ce jeudi 26 novembre, ils étaient nombreux à manifester, dans les rue de Marseille, à l’appel de l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.Et l’impatience se fait aussi ressentir chez les jeunes qui organisent des fêtes clandestines. À Joinville-le-Pont, une première soirée avait eu lieu dans la nuit du 13 au 14 novembre où près de 300 personnes étaient réunies dont au moins une personne testé positive au Covid-19. Une seconde fête a été stoppée dans le même pavillon une semaine plus tard. 16 personnes ont été verbalisées pour non-respect du confinement. Même scénario le week-end dernier, dans le 13e arrondissement, où une fête a rassemblé 300 jeunes dans la clandestinité sur une ancienne voie ferrée.La réouverture des petits commerces va-t-elle permettre aux commerçants de retrouver un peu de souffle ? Quelles solutions pour les restaurants, bars et cafés afin de leur éviter la faillite ? L’impatience chez les jeunes traduit-elle un ras-le-bol général ?Les invité.e.s :Jean VIARD, sociologue, directeur de recherche Cevipof/CNRS Béatrice MATHIEU, rédactrice en chef adjointe à l'Express Pascale HEBEL, économiste, directrice du pôle consommation et entreprises au CREDOCDominique SEUX, directeur délégué de la rédaction des EchosDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 27.11.2020
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    Virus : l'Allemagne s'inquiète, Merkel veille 27-11-20

    Virus : l'Allemagne s'inquiète, Merkel veilleLes invité.e.s :NICOLAS BOUZOUÉconomiste - Directeur fondateur d’Asterès (société d’analyse économique et de conseils)SYLVIE MATELLYÉconomiste - Directrice adjointe de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)HÉLÈNE KOHL – En direct de BerlinCorrespondante « Europe 1 »ANTOINE FLAHAULT – En direct de GenèveÉpidémiologisteDirecteur de l'Institut de santé globale de l'Université de GenèveSi la France fait le choix d’un assouplissement, de l’autre côté du Rhin c’est un tour de vis supplémentaire qui est décidé. Mercredi, au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron dévoilant le calendrier du déconfinement progressif, Angela Merkel a annoncé que les mesures entrées en vigueur le 2 novembre dernier en Allemagne le resteront jusqu'en janvier. Des restrictions plus sévères vont également être prises pour faire face à la seconde vague de l’épidémie qui frappe le pays. Car alors que la courbe des contaminations baisse en France, l’Allemagne vient de franchir la barre du million de personnes testées positives à la Covid-19, avec 22 268 nouveaux cas enregistrés en vingt-quatre heures, soit à peu près autant que dix jours plus tôt. Ce nombre "se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé (…) Nous devons faire encore un effort", a estimé Angela Merkel avant de détailler à ses concitoyens les nouvelles règles en vigueur pour ces prochaines semaines. Ainsi dans le pays, les rassemblements privés devront dorénavant se limiter à cinq personnes appartenant à deux foyers différents. Jusque-là, le seuil était fixé à dix personnes. Autre nouvelle règle : dans les magasins de plus de 800 m2, l’accès sera limité à un client pour 20 m2 de surface commerciale, et non plus pour 10 m2, comme c’était le cas. Pour les fêtes de fin d’année, l’étau sera quelque peu desserré : du 23 décembre au 1er janvier, dix personnes – sans compter les enfants de moins de 14 ans – seront autorisées à se rassembler en privé. En revanche, les restaurants continueront de rester fermés, tout comme les cinémas, les théâtres, les musées et les salles de concert. La chancelière allemande qui souhaite que l’Union européenne interdise les séjours de ski d’ici au 10 janvier, a également invité les Allemands à ne pas partir à l'étranger durant les vacances de Noël, en particulier au ski. Après avoir plutôt bien géré la première vague au printemps dernier, Berlin a donc décidé de durcir en cette fin d’année son arsenal pour freiner la propagation de l’épidémie mais aussi d’accélérer la mise en œuvre de son plan de vaccination contre la Covid-19. Les autorités, qui souhaitent cibler dans un premier temps "ceux qui ont le plus haut niveau de risque", veulent que tout soit prêt pour le 15 décembre. Et pour y parvenir, tout repose sur l’anticipation, depuis des mois. Rien que dans la capitale allemande, six lieux stratégiques ont été choisis pour les futures vaccinations. Parmi eux, un immense centre des congrès à l'ouest de la ville, ou encore plus au nord une patinoire qui va être transformée en laboratoire géant. Les seringues et aiguilles ont déjà été commandées, et pour conserver les vaccins, la puissante industrie allemande est déjà mise à contribution : des réfrigérateurs capables de descendre à moins 80 degrés sont sur les lignes de production. L’objectif étant de parvenir à réaliser, dès le feu vert donné par l'Agence européenne des médicaments (EMA), une campagne de vaccination à grande échelle, avec une injection toutes les deux minutes. Car si en France les sondages indiquent que seule la moitié de la population serait prête à se faire vacciner contre le Covid-19, la proportion monte à 70 % outre-Rhin, où même les plus jeunes s'y montrent largement disposés. Une adhésion que l’on retrouve aussi pour ce plan de vaccination puisque 93 % des Allemands y sont favorables et pour son initiatrice Angela Merkel. La chancelière qui a fêté, dimanche, le 15e anniversaire de son élection à la tête du gouvernement, jouit en effet de sondages dont rêveraient la plupart de ses homologues. Début novembre, sa cote de popularité atteignait 74 % d’opinions favorables dans le baromètre mensuel ARD-Deutschlandtrend, soit 21 points de plus qu’en mars, au début de l’épidémie de la Covid-19. Jamais elle n’avait atteint un tel taux de satisfaction depuis avril 2015, à la veille de la crise de réfugiés. La chancelière qui a fêté, dimanche, le 15e anniversaire de son élection à la tête du gouvernement, jouit en effet de sondages dont rêveraient la plupart de ses homologues. Comment expliquer une telle longévité et popularité ? Quelle est actuellement la situation sanitaire en Allemagne ? Enfin quelle est la stratégie vaccinale d'Angela Merkel contre la Covid-19 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 26.11.2020
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    DARMANIN : COUP DE PRESSION 26-11-20

    DARMANIN : COUP DE PRESSIONLes invité.e.s :YVES THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »VANESSA SCHNEIDERGrand reporter au « Monde »LUDOVIC VIGOGNE – En duplex Journaliste politique à « L’Opinion »BERNARD SANANÈS – En duplexPolitologue – Président de l’Institut de sondages ElabeLe très critiqué ministre de l'Intérieur n'en finit plus de faire parler de lui, au point de susciter un malaise au sein de la majorité. Selon le Figaro, des proches du chef de l'État commenceraient d’ailleurs à le mettre en garde. "Darmanin devient un problème". "Fais attention à ce que la loi "sécurité globale" et l’article 24 ne deviennent pas ta déchéance de nationalité", l'auraient alerté des collaborateurs, cités par le quotidien. Car c'est bien la loi "sécurité globale" et surtout son article 24, qui prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende la diffusion de "l’image du visage ou tout autre élément d’identification" pouvant "porter manifestement atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un policier ou d’un gendarme", qui posent problème. Outre une large partie des journalistes craignant que cette disposition porte atteinte au libre exercice de leur métier, celle-ci se trouve en butte à l'opposition de la gauche, d'institutions internationales, de la Défenseure des droits mais aussi d’élus de la majorité qui pointent une atteinte à la liberté d'informer et à la liberté d’expression. Après des jours de polémiques et dans un climat de fortes tensions, la proposition de loi a été adoptée mardi à l’Assemblée nationale par 388 voix pour et 104 contre. Mais ses détracteurs restent inquiets, et les images de l’évacuation violente d’un campement de migrants à Paris lundi soir ont ravivé les critiques à l’égard du texte. Ces captations montrent des policiers déloger et frapper des migrants installés place de la République à Paris, et molester des journalistes. Des images qui ont été unanimement condamnées, même par le ministre de l’Intérieur qui les a qualifiées le soir même sur Twitter de "choquantes ". "Gérald Darmanin est en train de se rendre compte qu'ils ont enfanté un monstre. Il est temps de faire machine arrière et d'abroger l’article 24", a lancé Jean-Luc Mélenchon, le président du groupe France Insoumise. "Cet événement prouve que filmer des interventions des forces permet de faire émerger la vérité. Cette liberté doit être absolument préservée", a estimé de son côté Nathalie Sarles, députée LREM de la Loire, qui s’est abstenue de voter le texte à cause de l’article 24 et de ceux sur la vidéosurveillance et les drones. Au total, 10 députés LREM ont voté contre le texte, et 30 se sont abstenus. Du côté du MoDem, allié de la majorité, 5 élus ont voté contre et 18 se sont abstenus. En revanche, la droite et l’extrême droite ont, elles, défendu le texte, ou proposé de le durcir. Jean-Christophe Lagarde, du groupe UDI, a notamment proposé un floutage de toutes les images. La patronne du Rassemblement National Marine Le Pen a, pour sa part, regretté que "cette protection ne soit pas étendue aux militaires". Elle a aussi demandé sur Twitter : "A quoi sert de faire voter une loi pour protéger les policiers, si c’est pour les désavouer collectivement au moindre incident ou à la moindre provocation d’extrême gauche ?" Le ministre de l’Intérieur qui avait demandé "un rapport circonstancié" sur l’opération menée lundi soir à Paris, a renouvelé hier "sa confiance au préfet de Paris". "Cette évacuation était totalement légitime", a insisté le ministre, mais elle "ne s’est pas bien déroulée parce qu’il y a eu des gestes inappropriés que je trouve inacceptables". L’IGPN a été saisie. Le ministre de l’Intérieur a également demandé, après un nouveau scandale révélé par le média Loopsider, ce jeudi, la suspension des policiers impliqués dans le tabassage d'un producteur de musique samedi à Paris, dont la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Ces policiers font par ailleurs l'objet d'une enquête du parquet de Paris pour "violences" et "faux en écriture publique". Depuis sa nomination place Beauvau, Gérald Darmanin a choisi d’adopter une ligne droitière ainsi que la méthode de Nicolas Sarkozy, son mentor, pour occuper le terrain. Une stratégie clivante, mais assumée pour séduire l'électorat de droite qui se cherche encore un chef. Car si les prétendants sont nombreux chez Les Républicains, aucun candidat naturel ne se distingue pour l'élection présidentielle de 2022. Alors chacun prend bien soin de s’assurer de la bienveillance de l’ex-chef de l’Etat. Même s'il comparait depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire dite "des écoutes téléphoniques", Nicolas Sarkozy reste une figure incontournable pour qui rêve d'Elysée à droite. Icône du peuple de droite, partenaire du pouvoir macronien, l’ancien président de la République est adulé par ses partisans, dont certains commencent même à penser qu’une troisième candidature serait une bonne idée. Alors face aux violences policières, que va faire l’exécutif ? Gérald Darmanin est-il devenu un problème pour Emmanuel Macron ? Pourquoi Nicolas Sarkozy reste-t-il incontournable à droite ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 25.11.2020
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    Noël en famille si... 25-11-20

    Noël en famille si...Les invité.e.s :Cécile CORNUDETÉditorialiste politique aux « Echos »Fanny GUINOCHET Journaliste spécialiste des questions économiques et sociales - Chroniqueuse à « France Info »Alain BAUER - EN DUPLEXExpert en gestion de crise – Auteur de « Comment vivre au temps du coronavirus »Anne-Claude CRÉMIEUX – EN DUPLEXProfesseure de maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à ParisLes commerçants samedi prochain, les Français avant les fêtes et les restaurateurs en dernier… Emmanuel Macron a présenté hier soir le calendrier d’un déconfinement progressif. Trois dates clés : le 28 novembre, le 15 décembre et le 20 janvier. A partir de samedi prochain tous les commerces et les services pourront ainsi rouvrir jusqu'à 21 heures. L'attestation de déplacement restera en vigueur, mais seront désormais possibles des promenades dans un rayon de 20 kilomètres autour de son logement et pour trois heures, les activités extrascolaires en plein air et les offices dans les lieux de culte "dans la stricte limite de trente personnes". Si la situation sanitaire continue de s’améliorer, le confinement sera levé à la mi-décembre et remplacé par un couvre-feu national de 21 heures à 7 heures, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre où la circulation sera libre. À compter de cette date, "nous pourrons donc à nouveau nous déplacer sans autorisation, y compris entre régions, et passer Noël en famille", mais en limitant les "déplacements inutiles", a expliqué le chef de l'État. Les rassemblement familiaux seront donc autorisés et des perspectives se dessinent pour les cinémas, théâtres et musées, qui pourraient rouvrir avant les fêtes, en revanche les stations de ski devraient, elles, rester fermées jusqu’en janvier. Enfin si le nombre de contaminations quotidiennes par la Covid-19 reste sous la barre des 5 000 au 20 janvier, les restaurants, bars et les salles de sport pourront rouvrir, et les lycées être pleinement ouverts, avec la totalité des élèves. En ce qui concerne la vaccination contre la Covid-19, le président de la République a indiqué qu’elle ne sera pas obligatoire, et qu’elle pourrait démarrer "fin décembre-début janvier" sous "réserve de validation par les autorités sanitaires" pour "les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées". "Un comité scientifique sera chargé du suivi de la vaccination. Un collectif de citoyens sera aussi mis en place pour associer plus largement la population et je tiens à ce que celle-ci se fasse dans un cadre totalement transparent", a précisé Emmanuel Macron Enfin le chef de l’État a décidé d’ouvrir le débat sur l’isolement contraint des personnes contaminées à la Covid-19. "Un vrai débat démocratique doit se tenir, mais si nous voulons éviter un confinement, nous devons être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus" a déclaré Emmanuel Macron. Le groupe Agir ensemble (allié de La République en marche) doit déposer ce mercredi un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale. Cette mesure est également portée par le collectif France Assos Santé. Dans une tribune publiée par Le Parisien hier, ce collectif, qui fédère 85 associations d'usagers de la santé, réclame un isolement plus strict des personnes positives et de leurs cas contacts pour éviter un troisième confinement de la population. Mais la mesure divise. D’autres craignent en effet que les Français évitent de se faire tester pour être sûrs de ne pas devoir s'isoler. L'argument avait notamment été mis en avant par le Premier ministre, Jean Castex, qui avait fait part de ses réserves : "Moi je suis persuadé que vous avez des gens, si vous leur dites 'Vous avez une obligation de vous isoler', ils ne se feront pas tester". Quand, du côté des médecins, beaucoup plaident surtout pour davantage d'accompagnement personnalisé. Attendues, les annonces du chef de l’État ont fait des heureux mais aussi beaucoup de mécontents… Alors quelles sont les grandes étapes du déconfinement ? Quelle est la stratégie de la France en matière de vaccination ? Un isolement "contraint", c’est quoi ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 24.11.2020
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    Trump : voilà, c'est fini... 24-11-20

    Les invité.e.s : FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche » LAURE MANDEVILLEGrand reporter au « Figaro »Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? » SONIA DRIDI – En direct de Washington Correspondante « France 24 » à Washington Auteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump »LAURIC HENNETON Spécialiste des États-Unis Auteur de « Atlas historique des États-Unis »Trump : voilà, c'est fini...Ne pas perdre la face mais se résoudre à l’après... Trois semaines après l’élection du 3 novembre, Donald Trump a donné enfin son feu vert au transfert du pouvoir à Joe Biden. Sur Twitter, si le président sortant ne reconnait pas sa défaite dans ses messages, disant même croire au "succès du juste combat qui se poursuit", il explique néanmoins avoir demandé à l’administration des services généraux (GSA) de lancer officiellement la transition. Au même moment, la patronne de la GSA, Emily Murphy, dans une lettre diffusée lundi soir par plusieurs médias, explique "avoir pris cette décision de manière indépendante, sur la base du droit et des faits à ma disposition" et précise ce que cette dernière implique : un premier fonds de transition de plus de 6 milliards de dollars débloqué, un accès à des bureaux mais surtout aux agences fédérales et aux informations confidentielles. L’équipe Biden a immédiatement salué une étape nécessaire qui permet un transfert du pouvoir pacifique pour commencer à travailler. Le président élu qui a déjà mis en place une cellule de crise sur la Covid-19, a d’ailleurs dévoilé lundi les premiers noms de son futur gouvernement. Lequel n’a absolument rien à voir avec celui de Donald Trump. Comment peut-il être résumé ? Plus de femmes, plus de diversité, plus de climat et, d’une façon générale, plus d’expérience. Ainsi Joe Biden a choisi son proche conseiller Antony Blinken, un francophone francophile, ex-numéro deux du département d’État sous le président Barack Obama, pour le poste de secrétaire d’État. L’ancien secrétaire d’État de Barack Obama, John Kerry, sera lui l’émissaire spécial du président américain sur le climat, signe de l’importance qu’accorde Joe Biden à ce dossier. Le démocrate nommera en outre pour la première fois un Hispanique, Alejandro Mayorkas, à la Sécurité intérieure. Première femme à avoir dirigé la Fed, Janet Louise Yellen est pressentie pour le Trésor – un peu l’équivalent de notre ministère de l’Économie et des Finances. Avril Haines sera, elle, la première femme à diriger le renseignement national. Enfin, Linda Thomas-Greenfield, afro-américaine et diplomate chevronnée qui a aussi travaillé sous la présidence de Barack Obama, devrait occuper le poste d’ambassadrice à l'ONU. On le sait, les premières nominations d’un nouveau président américain sont lourdes de symboles, et écrivent le programme à venir aussi sûrement que n’importe quel discours officiel. Alors quel est là le message envoyé par Joe Biden ? Pourquoi l’administration Trump a-t-elle accepté lundi d’entamer la transition ? Pourquoi la Géorgie est-elle au cœur de la bataille qui vient de commencer pour le Sénat ? Un Sénat républicain bloquerait-il nécessairement les politiques de Joe Biden ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 23.11.2020
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    Macron face au ras-le-bol des Français 23-11-20

    Macron face au ras-le-bol des Français 23-11-20InvitésBRUNO JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »ANNE ROSENCHERDirectrice déléguée de la rédaction de « L’Express »SOPHIE FAY – En duplex Journaliste au service économie de « L’Obs »JÉRÔME FOURQUET – En duplexDirecteur du département Opinion de l’Institut de sondages IFOPCe mardi, à 20h, Emmanuel Macron s’exprimera pour évoquer « un allègement progressif des contraintes » du confinement. Un discours très attendu alors que l’on observe un ralentissement de l’épidémie en France. 13 157 nouveaux cas ont été recensés au cours des dernières 24 heures.Un besoin de clarté pour les Français. « Rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin », a déclaré le président de la République au JDD ce dimanche 22 novembre. « Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap. Savoir ensemble où nous allons et comment y aller. C'est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale. Mais c'est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès », a-t-il poursuivi alors que la population commence à s’impatienter. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a d’ailleurs évoqué trois échéances concernant l’allégement : un première étape fixée au 1er décembre avec la réouverture notamment des petits commerces, un second point d’étape à la mi-décembre, juste avant les congés de fin d’année, dans le but de permettre à nouveau les déplacements entre les régions. Enfin, une troisième échéance se fera au mois de janvier avec une éventuelle réouverture pour les bars, cafés et restaurants. Le porte-parole a précisé que ces aménagements seront adaptés au regard « de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités ». L’attestation dérogatoire de déplacement, elle, restera en vigueur après le 1er décembre et aucune information n’a encore été donnée au sujet des lieux culturels et de cultes.Une France divisée en deux. D’un côté, il y a ceux qui, malgré le confinement, s’en sortent bien : du télétravail, un salaire conservé et même la possibilité d’épargner l’argent qui n’est plus utilisé dans les loisirs. De l’autre côté, une France délaissée, composée d’artisans ou de commerçants, qui subissent de plein fouet la crise économique liée au Covid. Leur activité étant suspendue, ils perdent de l’argent et ne bénéficient pas ou peu d’aides suffisantes. Ils sont nombreux à demander plus de soutien de la part de l’État.Alors que les premières vaccinations sont attendues avant la mi-décembre aux États-Unis, la France doit se mettre en ordre de marche. Comment la vaccination va-t-elle s’organiser dans l’Hexagone ? En Allemagne, le pays a déjà anticipé : des gymnases et autres salles de spectacle ont été réquisitionnés pour accueillir les patients. À Berlin, 6 grands centres sont déjà mobilisés. Idem en Espagne : Madrid vient d’annoncer un grand plan de vaccination contre le Covid-19 pour protéger une grande partie de la population d'ici à l'été prochain.Quelles seront les principales annonces d’Emmanuel Macron ? Comment ce « déconfinement » par paliers va-t-il se mettre en place ? Les petits commerces vont-ils enfin pouvoir rouvrir leurs portes ? Comment la France se prépare à l’arrivée des vaccins ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 21.11.2020
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    LA CHINE PLUS FORTE QUE LE COVID ... ET QUE TRUMP ! 21-11-2020

    La Chine plus forte que le Covid… et que Trump !Premier pays touché par le Covid-19, la Chine semble épargnée par une deuxième vague épidémique. Le 20 novembre, seulement 16 nouveaux cas étaient recensés au cours des dernières 24 heures. L’économie chinoise a même bondi de 4,9 % au troisième trimestre.La Chine en position de force. Alors que les États-Unis et l’Europe sont empêtrés dans une crise sanitaire sans précédent, Pékin retrouve le chemin de la croissance grâce à une meilleure gestion de l’épidémie. Au grand désespoir de Trump, elle devrait être la seule économie majeure à poursuivre son expansion en 2020, selon les projections du Fonds monétaire international (FMI). Dimanche 15 novembre, la Chine a d’ailleurs signé, avec 14 pays d'Asie et du Pacifique, un important accord commercial. Ce Partenariat régional économique global (RCEP), qui devient le plus vaste accord de libre-échange au monde, vise à créer une gigantesque zone commerciale entre les pays signataires. « L'ouverture est ce qui permet à un pays d'aller de l'avant, alors que l'isolement le freine », a déclaré Xi Jinping, cette semaine, lors du sommet virtuel de l'Apec (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique). Ce dernier s’est vanté de l’ouverture commerciale de la Chine tout en précisant que l’Asie-Pacifique était « aux avant-postes de la croissance ».L’aéronautique, un secteur convoité ? À la traine face à ses concurrents européens et américains, Airbus et Boeing, la Chine tente de se faire une place sur le marché. Et les difficultés financières des deux géants pourraient bien lui permettre d’y arriver. Une nouvelle menace arrive avec le Comac C919, un avion conçu directement dans le pays, qui est entré en phase de tests début septembre. Au plus tôt, les opérations commerciales devraient commencer en fin d’année 2021 ou en début d’année 2022, permettant ainsi à la Chine de se défaire de la dépendance des avions étrangers et réussir son pari d’expansion.L’un des points faibles du pays reste sa démographie. Le pays, qui compte le plus d’habitants au monde, est confronté au vieillissement de sa population, véritable bombe à retardement. Et, malgré la fin de la politique de l'enfant unique, le taux de natalité est au plus bas. Comment la Chine réussit-elle à tirer son épingle du jeu pendant la crise sanitaire ? Par quels moyens le pays veut-il concurrencer les États-Unis de Donald Trump ? Réussira-t-il à s’imposer dans le secteur de l’aéronautique ? Quid du vieillissement de sa population, principal enjeu de la seconde économie mondiale ?Les invité.e.s :Philippe Dessertine, économiste Valérie Niquet, politologue, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégiqueAnne-Sophie Alsif, cheffe économiste au bureau d’informations et de prévisions économiquesPascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiquesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 20.11.2020
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    DÉCONFINER : MISSION IMPOSSIBLE ? 20-11-20

    DÉCONFINER : MISSION IMPOSSIBLE ? 20-11-20InvitésNICOLAS BOUZOUÉconomiste – Directeur du cabinet AsterèsNATHALIE SAINT-CRICQÉditorialiste politique à « France Télévisions »PASCALE HÉBEL – En duplex -ÉconomisteDirectrice du pôle Consommation et entreprises au CREDOCFANNY GUINOCHET – En duplex -Journaliste spécialiste des questions économiques et socialesChroniqueuse à « France Info »Si le nombre de patients hospitalisés en raison du coronavirus est en baisse pour la troisième journée consécutive dans le pays, la mortalité reste élevée (429 décès hier à l’hôpital) tout comme la charge sanitaire. La France est donc encore "loin du déconfinement" a prévenu le gouvernement, qui travaille néanmoins à un "allégement" des mesures de restriction sanitaire. Emmanuel Macron doit prendre la parole la semaine prochaine pour faire un point. Il devrait détailler aux Français la stratégie déployée par l’exécutif après le 1er décembre, date fixée depuis le début pour mettre fin à ce reconfinement décidé pour freiner la progression de l’épidémie.Et cette fois pas question de reproduire les erreurs du déconfinement trop rapide au printemps dernier. Malgré une légère amélioration sur le front de l’épidémie, l’exécutif entend jouer la prudence et plancherait sur une "adaptation du confinement" qui pourrait concerner en premier lieu les commerces dits "non essentiels", notamment à l’approche de Noël.Ces derniers espèrent une réouverture le 28 novembre prochain maintenant qu’Amazon s’est dit prêt à reporter le Black Friday, cette journée de remises prévue le 7 novembre. Elle aura lieu finalement le 4 décembre chez le géant en ligne à condition que les commerces puissent rouvrir entre temps. Cette annonce du géant américain du e-commerce, au centre des débats en cette période de confinement, accusé notamment de plomber l'économie locale, de concurrence déloyale et d’évasion fiscale, était très attendue. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui penche pour l’ouverture des magasins à la fin de la semaine prochaine, avait fait de ce décalage un préalable. Les acteurs du commerce qui sont reçus aujourd’hui à Bercy sont désormais optimistes.En revanche, pas de perspectives réjouissantes pour les bars, cafés et restaurants. Matignon a confirmé qu’il sera compliqué d’envisager une réouverture avant la fin de l’année, et qu’au-delà, il est impossible de confirmer ou démentir une date. Exit donc les fêtes de Noël et du Nouvel An, mais les restaurants, bistrots, brasseries, bars et cafés vont-ils survivre, malgré les aides financières évoquées par le ministre de l'Economie (chômage partiel, PGE, fond de solidarité, aide au loyer...) ? Quelles sont les pistes du gouvernement pour le déconfinement ? Enfin qui va payer la facture de la crise ?Pour plusieurs dirigeants ou personnalités de la sphère économique, la crise actuelle devrait justifier un geste de solidarité temporaire de la part des plus riches. A l’image de Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d’EADS, aujourd’hui président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA, qui se prononce pour une hausse temporaire « de l’impôt sur la fortune immobilière ou, pour plus de lisibilité et de simplicité, de l’impôt sur le revenu », avec notamment l’instauration, pendant deux ans, d’une tranche supplémentaire ou d’une imposition spéciale au-delà de 100 000 euros de revenus par an.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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  • 19.11.2020
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    JONATHANN DAVAL : SES DERNIERS SECRETS 19-11-20

    JONATHANN DAVAL : SES DERNIERS SECRETS 19-11-20InvitésDAMIEN DELSENY Rédacteur en chef adjoint au « Parisien » en charge du service police/justice ROLAND COUTANCEAUPsychiatre - Président de la Ligue Française pour la Santé Mentale - Auteur de « Violences conjugales et famille » MICHÈLE FINES – En duplexJournaliste d’investigation, spécialiste faits divers AUDE BARIÉTY – En direct de VesoulJournaliste « Le Figaro »Auteure de « L’affaire Daval »Trois ans après le meurtre d’Alexia, le procès de son mari Jonathann Daval s’est ouvert lundi à Vesoul. Depuis son box, ému et nerveux, l’accusé a renouvelé ses aveux. "Oui", a-t-dit, il a tué son épouse seul. Mais c’est surtout hier que les débats sont entrés dans le vif du sujet au cours d’une journée très lourde qui a débuté par le témoignage et les questions des parents d’Alexia puis ce fut ensuite à l’accusé de parler et de s’expliquer sur le meurtre de son épouse.Une prise de parole attendue par les proches de la victime qui réclament depuis des années la vérité et a qui Jonathann Daval a adressé de façon maladroite ses "excuses". "Je sais que le mot n’est pas adapté" a-t-il dit à la famille d’Alexia "pour ce que j’ai fait et pour avoir menti. J’ai détruit votre vie". Puis l’interrogatoire a commencé. Les questions se sont faites plus pressantes sur sa relation compliquée avec son épouse, jusqu’à ce que soudain Jonathann Daval devenu tout blanc a fait un malaise.Transporté à l’hôpital de Vesoul où il a passé la nuit, Jonathann Daval a reçu ce jeudi le feu vert des médecins, permettant la reprise des audiences devant les assises de la Haute-Saône. Mais le procès a déjà pris une journée de retard et un verdict dès vendredi semble de plus en plus improbable dans ce dossier hors du commun sur le plan judiciaire et qui a déjà connu des nombreux rebondissements.L’affaire a débuté le 30 octobre 2017 par la découverte du corps en partie calciné d'Alexia Daval, une employée de banque de 29 ans, sous des branchages, dans un bois situé à quelques kilomètres de son domicile de Gray-la-Ville. Son mari, Jonathann Daval, informaticien, avait signalé deux jours auparavant sa disparition et disait qu'elle était partie faire un jogging. Les jours suivants, il avait organisé une marche blanche et s'était présenté comme un veuf éploré, toujours en larmes, devant les médias. Quelques mois plus tard, il avait accusé son beau-frère du meurtre, dans le cadre d'un complot familial … Puis acculé par les incompatibilités de ses propos avec les constatations, il avait fini par avouer le meurtre de son épouse, survenu selon lui pendant une violente dispute. Mais pour les parents de la victime, son acte était prémédité.Alors que s’est-il passé ? Quelles sont les zones d'ombre que la justice va devoir éclaircir ? Pourquoi cette affaire fascine-t-elle autant ? Enfin alors qu’en 2019, une nette hausse des violences faites aux femmes a pu être constatée, quelles solutions apportées ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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